Voilà ce qui arrive quand on s’attache à des dogmes sortis tout droit du chapeau. La libre concurrence n’a aucun intérêt en soi et présente de sévères inconvénients. Il faut vraiment être un haut fonctionnaire à l’abri de toute concurrence et sûr de sa retraite pour aller obliger les autres à détruire ce qui marche bien chez eux au nom du nouveau dogme à la con.
A la liste des inconvénients cités dans les précédents commentaires j’ajoute simplement l’impact écologique désastreux. Si la distribution sort du monopole d’EDF il faudra bien entendu construire de nouvelles lignes à haute tension un peu partout pour que chaque concurrent ait la sienne.
Finalement, il faudrait quand-même se rappeller que l’infrastructure de distribution a été payée par le travail de tous les français à chaque fois que l’Etat a renfloué les caisses d’EdF. Maintenant, les bruxellois comptent cela pour rien et vont obliger EdF à vendre des parts entières du gâteau sans tenir compte des subventions reçues depuis 1945. C’est un vol manifeste. C’est comme la privatisation des autoroutes qui n’a tenu aucun compte des dépenses dans l’infrastructure routière depuis des siècles. Bien entendu, les privés se font des c... en or avec les péages sans avoir contribué à leur construction.
La mise en concurrence finit toujours par la constitution de quasi-monopoles. Ceux-ci font inévitablement des économies d’échelle au détriment des usagers et de l’emploi. Déjà, les belges ont perdu leur indépendance énergétique au profit d’EdF. Il se peut que demain l’électricité vendue là-bas soit produite ailleurs et qu’on licencie à tour de bras les électriciens belges.
Une fois de plus, l’UE montre comment elle répand la misère dans les pays d’Europe.