@ Messieurs bonsoir
La littérature, on peut la voir côté zinc, mais aussi côté estomac. A propos de Christine Angot, quelques (courts) extraits de l’excellent Pierre Jourde :
"Rasoir dans les murs de pierre prénom de mon père, sur cette pierre je bâtirai mon église, c’est la littérature, je l’entaille, un mur de livres, un mur de lamentations, inceste, folie, homosexualité, holocauste, démarrer fort, mon blouson, mes grosses chaussures, et mon rasoir.
On aura beau dire, c’est ça la poésie, tous ces grands mots scandés sur un ton égaré. Ca c’est de la sincérité, ça c’est de la vaticination. Personne ne sait vaticiner si fort."
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"Alors, pourquoi pas la grammaire ? La syntaxe ? Sans doute, un jour, notre attente sera comblée. Gageons qu’emportée par sa hardiesse coutumière, appliquant les principes de la poétique de la bouillie dont elle se réclame dont elle se réclame explicitement, Christine Angot ne tardera pas à franchir le pas ultime, à écrire dans un charabia sans orthographe, puis à ne plus écrire du tout : car c’est le langage tout entier, cette construction écrasante, qui est fasciste. En attendant, réjouissons-nous de tout ce que, dans sa générosité d’artiste, elle nous livre à pleines mains."
La littérature sans estomac devrait être déclaré d’utilité publique et trôner parmi tant d’autres dans toute bibliothèque respectable.
Bon appétit 