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Commentaire de Anthony Meilland

sur 300 millions d'Américains, et nous, et nous


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Anthony Meilland Anthony Meilland 20 octobre 2006 11:19

Les populations d’origine étrangère n’ont pas, ou peu, à voir avec cela.

Premièrement, l’Allemagne, la Belgique et l’Espagne, qui sont tous les trois des pays d’immigration ont des taux de fécondité très bas. (1.4 pour l’Allemagne !). Leurs immigrés proviennent globalement des mêmes pays que ceux de France.

Deuxièmement on peut avancer un petit raisonnement mathématique simple pour comprendre la faible importance du rôle des immigrés dans le taux de fécondité élevé de la France.

Le taux de fécondité est d’environ 1.94 aux dernières estimations en France.

Les pays les moins développés ont un taux de fécondité de l’ordre de 4-5. Prenons 5 qui est le cas extrême.

Il y a environ 10% de personnes nés sur le sol étranger en France (etrangers + naturalisés).

La fécondité des français « de sol » serait donc dans ce cas extrême :

(1.94-0.1*5)/0.9= 1.6

Ce qui reste bien supérieur à l’ensemble des autres pays européen.

Il s’agit bien sur d’un cas extrême. Une fécondité de 3 pour les personnes originaire d’Afrique noire serait plus logique. De plus, 20% des immigrés est d’origine de pays européens ou asiatiques avec un très faible taux de fécondité. Et sur les 80% d’origine africaine, plus des deux tiers viennent d’Afrique du Nord où la fécondité est de l’ordre de 2.5. En fait, le taux de fécondité des immigrés doit être seulement légerement supérieur aux taux globale de la France.

Il ne peut en aucun cas expliquer la forte natalité française.


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