Entre Dieu et l’argent, je choisis l’argent, c’est moins dangereux et cela calme les nerfs. Et puis, nous sommes tous voués à disparaître. Il y a une différence entre l’argent comme moyen simple d’échange de biens et l’argent comme fin contre ceux qui en crèvent. Mais on ne va pas remplacer le dieu fric par par un dieu mort, avec raison, sur les murs d’une ville de province. Ce retour vers avant des avents de toute confessions nous fout les abeilles. Pauvres abeilles ! on ne va pas nous remplacer la couche d’ozone par une burka pour nous faire croire que la planète est encore bleue.
De toute manière, le mal est fait. Ici, sur la Côte, on a l’impression d’habiter une termitière. Le boffisme nous mène droit au chaos.
Qu’il soit chintoque pour le toque ou amerloque en loques, le boffisme est le dernier stade des misérables possibilités d’une espèce qui a cru être le nombril d’un dieu que seules les fourmis connaissent. Et si nous étions simplement une espèce nuisible pour nous et pour toutes les autres espèces ?
Il est sans doute temps de faire simplement le procès de cette espèce qui n’a pas eu l’intelligence première de responsabiliser son développement.
Après des millénaires de souffrances, de cris d’épouvantes, après tout ce temps où l’humain n’a fait que s’entre-bouffer les moignons, question prédation on n’a pas avancé d’un quart de poil de pubis coupé en tranche.
Reste, peut être, à finir en beauté ou en dignité. Etre de ceux, utopiques concrets, damnés de la terre /poubelle et autres anti croquants qui forment le dernier carré pour incliner ce monde de la prédation vers la création.