C’est vrai...Marchiani est libre, les vrais époux Tiberi ne sont pas inquiétés...
Petit complément d’enquête :
Un incident entre le commissaire de Niort et un
journaliste a été filmé, en marge des émeutes à Strasbourg. Une vidéo
vue 30.000 fois sur Daily Motion.
La scène du petit film mis en
ligne sur le site internet « Daily Motion » se déroule dans le quartier
strasbourgeois du Neuhof, le dimanche 5 avril. Au lendemain des
affrontements d’une rare violence qui avaient opposé policiers et
casseurs, en marge du contre-sommet de l’Otan.
Il a été tourné par deux journalistes reporters d’image (JRI) de
l’agence Moas Press. Ils interviewent des manifestants (calmes),
lorsque des policiers arrivent pour un contrôle d’identité. Un
commissaire les force à arrêter leurs caméras : « Laissez-nous travailler tranquillement »
leur dit-il. Le premier cameraman est poussé de l’autre côté de la rue.
Le second, Hugo Hayat, essaie de négocier. Mais pour le commissaire,
son badge d’accréditation au sommet « ne correspond pas », et sa carte de presse 2008 est périmée. Elle lui est d’ailleurs confisquée.
Vives
protestations. Le JRI n’arrive pas à faire valoir sa bonne foi. Il est
contraint de lâcher sa caméra, après, selon lui, une clé de bras. La
caméra est posée au sol, en marche. Les échanges deviennent inaudibles.
Quelques minutes plus tard, les policiers repartent. Apparemment, le
JRI a brandi la menace de faire venir des confrères de l’agence
Reuters. Le commissaire revient lui donner son numéro de matricule. Et
monte en voiture. Fin du film. Hugo Hayat affirme avoir subi une
fouille, hors-champ.
Une plainte
L’incident a donné lieu à plusieurs articles, notamment dans
Libération. Mais vu de Niort, le commissaire incriminé n’est pas un
policier anonyme : il s’agit de Laurent Dufour, directeur départemental
de la sécurité publique, patron des policiers de Niort et Thouars. Il
avait été envoyé en renfort pour encadrer des unités.
Hugo Hayat compte déposer plainte contre lui avec le soutien de Reporter sans frontières. « J’ai été reçu au ministère de l’intérieur, dont j’attends une réponse », indique-t-il. Il n’a toujours pas récupéré sa carte de presse 2008. Mais il a reçu la « 2009 »… trois jours après.
« Je n’ai pas cherché à créer un incident », affirme
ce journaliste, qui a réalisé des reportages sur le travail des
policiers, notamment pour l’émission « Le droit de savoir » sur TF1. « Lorsqu’ils sont arrivés, je me suis écarté de moi-même, pour ne pas perturber le contrôle. »
Ce n’est pas la version de Laurent Dufour : « Ces gens qui se disaient journalistes se sont mêlés d’une opération de police, répond-t-il.
Nous avons procédé à une interpellation dans le groupe de manifestants,
dans le calme. Le seul à avoir eu une réaction gênante, c’est cette
personne dont la carte de presse était périmée au moment du contrôle. »
Le commissaire niortais n’est pas inquiet de la diffusion de cette vidéo : « Je
savais que nous étions filmés et écoutés. Il n’y a pas eu de violence,
rien de caché, de répréhensible ou d’attentatoire aux libertés. »
[email protected]
Sébastien Kerouanton La N. R.
L’agence
Moaspress,
nous fait parvenir
cette vidéo, qui montre une fois de plus les
entraves à la liberté d’informer que nous rencontrons de plus en plus
souvent sur le terrain.
Le journaliste Hugo Hayat, dument accrédité par l’Otan lors
de la rencontre de Strasbourg, a été empêché de filmer par des
policiers lors de sa dernière journée de tournage, dimanche 5 avril.