A l’époque ou les cités HLM sont
apparues, elles n’avaient rien d’un ghetto, et tout au contraire,
présentaient nombre d’avantages.
Les raisons d’etre des banlieues, sont
multiples.
A l’origine, ils s’agissait de loger
les ruraux, attirés par la ville.
Au passage , les banlieues ont permis,
les magouilles électorales.
En encourageant, l’ Arbreslois,
embauché chez Berliet, à faire une demande à Vénissieux, en
redécoupant éventuellement les circonscriptions, c’est le visage de
l’assemblée nationale qui s’en trouvait modifiée.
Après 1968, la manoeuvre a consisté à
dépaver les rues et à vider les quartiers populaires, pour éviter
d’éventuelles rééditions.
Bref, depuis leurs créations, les
cités ont été des outils politiques, et peut etre ne saurons nous
jamais , jusqu’à quelque point.
Selon les ethnologues, l’ habitation
reflète la personnalité de celui qui l’occupe. Peut on croire le
contraire, qu’un type d’habitation uniforme serait à même d’influer
sur la personnalité de ses occupants ?
Je ne serais pas étonné si nos
dirigeants, s’étaient une fois de plus mués en apprentis sorciers,
nous offrant de constater les multiples gachis, dont ils sont,
malheureusement, auteurs et « Ponce Pilate »
Le problème n° 1 des banlieues, ce
ne sont pas les populations, mais les banlieues elles mêmes, et la
seule solution seraient de les raser définitivement, pour
reconstruire autrement.
En apparence, c’est ce qui se passe, on
dynamite et on reconstruit, mais en réalité, le remède est pire
que le mal. On construit moins haut, mais on concentre davantage, en
passant par des promoteurs, et pour ce faire, on utilise les
parkings, dans certains cas, on supprime définitivement des voies de
circulation. Bref, à terme, des loyers et charges en hausse, une
promiscuité accrue, soit les ingrédients d’un énième problème.
Il est évident que la solution passe
par la ligne brisée, l’économie, l’emploi, l’éducation,
l’immigration, la nationalité, la propriété, sont autant d’
écueils et que se soient par la gauche ou par la droite, il faudra
se résoudre à les franchir.
En attendant, le vin a été tiré, il
faut le boire, l’adoucir un peu, ou attendre qu’il tourne au vinaire.
Considérant, que le parc HLM, a été
payé par l’argent public et amorti depuis longtemps pour la plupart,
il devrait etre cédé pour l’€uro symbolique, a ses occupants,
sans condition pour les plus anciens, sous condition pour les plus
récents.
Sans être la solution, cela pourrait
amener une bouffée d’oxygène économique et sociale.