quel serait le prix à payer pour le maintien de l’idéologie du progrès
(je pense à la manipulation de peuples par la peur/terrorisme, aux
guerres de ressources, à la disparition de la démocratie et au retour
de la barbarie), quelle dynamique politique serait-elle en mesure de
mettre à nu et détruire cette idéologie (doit-on nécessairement
déclarer la guerre à nos parents qui sont plus nombreux et riches que
nous ?).
La manipulation des peuples a existé avant avec
l’idéologie du progrès ne vous y trompez pas, et c’est un retour à
un durcissement du rapport de force entre les classes, la classe
supérieure désirant garder le pouvoir, elle serre les vis : mais la
différence entre sociétés de classe prospère et une société
prospère en déclin se situe ou ? Totalitarisme plus dur ? Moin
fourbe ? Car on ne peut plus ’améliorer les conditions du peuple’ (
ce qui correspond à un partage minime de leur productivité ?)
? : seulement on donné plus de miettes aux classes inférieures.
Pour le moment dans leur lancée : ils veulent accroitre leur
richesse et cela veut dire ne pas partager, et dans des conditions de
déclins partager de moins en moins et faire ’travailler’ de plus en
plus. Misant qu’on ne se rebellera que trop tard et que leurs acquis
et la forme de société restera. C’est tellement ironique : des
musca domestica qui s’agitent dans des bocaux.
A lire :
http://www.ebooksgratuits.com/html/orwell_1984.html
Le monde a été divisé en trois classes. La
classe supérieure, la classe moyenne, la classe inférieure. [...] Les
buts de ces trois groupes sont absolument inconciliables. Le but du
groupe supérieur est de rester en place. Celui du groupe moyen, de
changer de place avec le groupe supérieur. Le but du groupe inférieur,
quand il a un but[...] est d’abolir toute distinction et de créer une
société dans laquelle tous les hommes seraient égaux.
LA GUERRE C’EST LA PAIX
LA LIBERTÉ C’EST L’ESCLAVAGE
L’IGNORANCE C’EST LA FORCE
- (en) WAR IS PEACE
FREEDOM IS SLAVERY
IGNORANCE IS STRENGTH
En résumé, une société hiérarchisée n’était possible que sur la base de la pauvreté et de l’ignorance.
L’acte essentiel de la guerre est la
destruction, pas nécessairement de vies humaines, mais des produits du
travail humain. La guerre est le moyen de briser [...] les matériaux
qui, autrement, pourraient être employés à donner trop de confort aux
masses et, partant, trop d’intelligence en fin de compte.
Un état général de pénurie accroît [...]
l’importance des petits privilèges et magnifie la distinction entre un
groupe et un autre.
La guerre […] non seulement accomplit les
destructions nécessaires, mais les accomplit d’une façon
psychologiquement acceptable. Il serait en principe très simple de
gaspiller le surplus du travail du monde en […] creusant des trous et
en les rebouchant, […]. Ceci suffirait sur le plan économique, mais la
base psychologique d’une société hiérarchisée n’y gagnerait rien.
Les masses ne se révoltent jamais de leur
propre mouvement, et elles ne se révoltent jamais par le seul fait
qu’elles soient opprimés. Aussi longtemps qu’elles n’ont pas d’élément
de comparaison, elles ne se rendent jamais compte qu’elles sont
opprimés.
Big Brother est infaillible et tout-puissant.
Tout succès, toute réalisation, toute victoire, toute découverte
scientifique, toute connaissance, toute sagesse, tout bonheur, toute
vertu, sont considérés comme émanant directement de sa direction et de
son inspiration.
Il y a partout la même structure pyramidale, le
même culte d’un chef semi-divin, le même système économique existant
par et pour une guerre continuelle.
Les groupes directeurs des trois puissances
sont, et en même temps ne sont pas au courant de ce qu’ils font. Leur
vie est consacrée à la conquête du monde, mais ils savent aussi qu’il
estnécessaire que la guerre continue indéfiniment et sans victoire.
Le mot « guerre », lui-même, est devenu
erroné. Il serait probablement plus exact de dire qu’en devenant
continue, la guerre a cessé d’exister. […] Une paix qui serait vraiment
permanente serait exactement comme une guerre permanente. [C’est] la
signification profonde du slogan du parti : La guerre, c’est la Paix.
Le commandement des anciens despotismes
était : « Tu ne dois pas. » Le commandement des totalitaires était :
« Tu dois. » Notre commandement est : « Tu es. »