AUTRE SON DE CLOCHE :
Le contrôle par la police de deux
mineurs dans le cadre d’un vol de vélos a donné lieu à une manipulation
qui vise à mettre en cause la police et à victimiser une fois de plus
les auteurs présumés.
La presse s’est répandue partout pour dénoncer “l’arrestation de deux mineurs de 6 et 10 ans à la sortie de leur école“ ;
certains médias, sans rien connaître du dossier ont même été jusqu’à
conclure immédiatement qu’ils avaient été arrêtés “à tort”. La mère des
deux rejetons a eu droit à une couverture médiatique maximale
(notamment via Sud Ouest) pour s’ériger en victime avec
vraisemblablement l’espoir d’en tirer partie lors qu’une plainte contre
la police.
La vérité semble relever d’un tout autre contexte.
Une dame vient déposer plainte au commissariat de Cenon (33) pour le
vol du vélo de son enfant, en précisant qu’elle savait qui le lui avait
pris. Elle accompagne des policiers à proximité de l’école, à la sortie
des classes elle signale un petit garçon de 6 ans comme étant le voleur
du vélo, et celui ci est accompagné par un enfant de 10 ans.
Les
policiers décident de suivre à distance les enfants, et les
interpellent à environ 200 mètres de l’établissement scolaire, après
s’être assurés de ne plus être vus depuis l’école.
Lors du contrôle, la
dame reconnait le vélo volé, mais il se trouve en plus qu’elle
identifie le vélo du garçon plus grand, comme étant celui qu’on lui a
volé il y a un an et demi.
Les enfants sont conduits au commissariat de
Cenon avec toute la psychologie et la douceur possible, et ils
attendent dans le bureau d’un OPJ le temps que les parents prévenus
arrivent. Le plus petit enfant dit qu’il a emprunté le vélo, et la mère
dit qu’elle ne connait pas ce vélo, et elle ne s’oppose donc pas à la
restitution de celui ci à sa propriétaire.
Il apparait que pour le second vélo, malgré une attestation rédigée
par un ami de la mère de l’enfant, la plaignante est toujours formelle,
c’est bien le sien, et la procédure n’est toujours pas clause.
Le plus choquant n’est pas le contrôle de personnes -même mineures-
dans le cadre d’une affaire de vol. La police et la justice sont faites
pour cela. Les enfants Ouachin, suspectés de vol, ne sont pas au dessus
des lois françaises et leur déposition, dans le cadre d’une procédure
pénale, est tout à fait légitime.
Le plus choquant est à l’évidence l’attitude incivique de la presse
bien pensante qui aurait voulu que la police ferme les yeux et ne donne
pas suite à une plaint.
Mme Aicha Ouachin qui ne s’étonne pas de voir ses enfants rouler
avec des vélos “empruntés”, devrait savoir qu’en droit français, le vol
perpétré par des mineurs engage la responsabilité des parents.
Peut-être faudrait-il lui appliquer la loi dans toute sa sévérité pour
qu’elle comprenne sa responsabilité de parent dans les éventuels actes
délinquants de ses chères petites têtes blondes ?