Le problème est que le PS n’est plus un parti capable de définir un programme clair et de mener un combat politique pertinent ; il n’est plus qu’un regroupement électoral tactique entre des visions stratégiques et présidentielles divergentes ; il a refusé au congrès du Mans de trancher entre les sociaux-libéraux et les socio-nationaux, alors que les deux positions, comme l’a montré le référendum sur le TCE, sont incompatibles sur le fond.
Nocolas Sarkosy est un habile homme : il présente des mesures réactionnaires et sécuritaires tout en les couvrant de mesures en apparence positive telles que la discrimination du même nom et en récupérant à son profit les quelques mesures dites de proximité sur les banlieues sans moyens suffisants. Il revient à la politique de l’immigration de Pasqua contraire aux droits de l’homme (ex : sur le regroupements familiaux) tout en parlant d’immigration choisie etc...Il peut se présenter à la fois comme libéral-nationaliste et national-pluraliste.
Mais cela a une contre-partie : celle de brouiller son message et d’en faire, comme on dit, trop en tout et dans toutes les directions.
C’est le point fort de Villepin dont la position n’est en rien défaite. La compétition ne fait que commencer entre eux avec un PS qui critique tout et n’importe comment, en donnant dans le populisme tribunicien tous azimuts