@ L’Enfoiré
Cher Guy, je vous suis tout à fait pour l’esssentiel. Vous aurez remarqué que je ne vous confonds pas avec une certaine faune qui pollue le site pour le plaisir de le dénaturer.
Peut-être avez-vous pu vous en rendre compte depuis que j’écris sur AGORAVOX : une de mes préoccupations est d’illustrer une théorie expérimentale de l’information par des exemples que me fournit l’actualité.
Celle-ci distingue trois variétés d’information,
1- « l’information donnée » qui est livrée volontairement par l’émetteur,
2- « l’information extorquée » qui est obtenue contre le gré et/ou à l’insu de l’émetteur qui la refuse,
3- et cette « information indifférente » qui envahit les ondes et les journaux comme je l’explique dans mon article.
Je n’ai pas souvenir d’avoir vu ce type d’analyse où que ce soit. Voilà pourquoi je crois devoir la présenter, à la faveur de l’actualité, car elle est très éclairante.
En ce sens, je ne crois donc pas que mon analyse soit mal dirigée. Elle ne peut apparaître comme telle que si on ne prend pas la mesure des dangers de cette « information indifférente » dont les fonctions justement passent inaperçues ; elle est affublée de qualificatifs méprisants (people - caniveau - frivole, etc..) par ceux qui prétendent défendre une information de qualité - qui reste à définir ! Et du coup son analyse serait d’avance disqualifiée ! Mais ces qualificatifs ne rendent pas compte de la nature de « l’information indifférente » et de ses fonctions. Et ne pas la critiquer, c’est lui laisser le champ libre.
De même, la publicité qui n’est pour moi qu’ « information donnée » comme une autre - avec tout de même un savoir faire plus éprouvé peut-être de l’émetteur - ne doit pas rester sans objection.
En revanche, je ne partage pas du tout le point de vue de ceux qui voudraient la suppression de la publicité, parce que c’est rigoureusement impossible. Toute « information donnée » est par nature une sorte de publicité, dans la mesure où elle obéit au principe fondamental de « la relation l’information » : nul être sain ne livre volontairement une information susceptible de lui nuire. Cordialement, Paul Villach.