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Commentaire de avenida

sur L'insertion par l'activité économique, une machine à exclure


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avenida (---.---.34.204) 7 novembre 2006 10:21

J’ai dû mal m’exprimer sur le bilan excédentaire de l’IAE : ce qui suit aurait dû vous mettre toutefois la puce à l’oreille ; c’est bien la balance recettes/dépenses qui est excédentaire : les structures de l’IAE rapportent plus à l’Etat que ce qu’elles lui coûtent. Le calcul, en fait, est assez simple : d’un côté, les subventions et exonérations, de l’autre les taxes, impôts, charges sociales payées par ces entreprises. Si on ajoute aux recettes l’économie réalisée par l’Etat sur le versement des minima sociaux (RMI, assedic) et la consommation relancée des personnes bénéficiant de ces dispositifs, le bilan économique parle de lui-même.

Je travaille justement sur le terrain, et ceci EST une réalité incontestable. Les 45 % de retour à l’emploi sont effectivement 45 % de retour à l’emploi, et en ce qui concerne les EI, 15% d’entre eux sont des CDI ... Je me demande très clairement d’où sortent vos 10% sur l’avenir des bénéficiaires après ces contrats.

D’autre part, vous amalgamez très clairement l’ensemble de ces dispositifs entre eux ... le procédé me laisse quelque peu pantois, tellement il témoigne d’une méconnaissance de la réalité du terrain : chaque outil a ses spécificités et ses objectifs. Ne perdez pas de vue que les personnes employées sont déjà exclues, non seulement du marché du travail, mais également en terme de désocialisation : en leur redonnant du travail (et un salaire), en faisant d’eux des acteurs de leur propre insertion, les structures de l’IAE participent à leur réinsertion.

Je vous renvoie sur le site de la Fédération des entreprises d’insertion, notamment, pour vous laisser constater l’écart existant entre vos remarques et la réalité du terrain : www.cnei.org


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