« Cette confiance reste au demeurant l’élément central de la donne économique »
Je suis entièrement d’accord sur le fait que sans confiance, rien n’est possible.
Mais ce constat a sa dérive que l’on observe actuellement, en grand, avec la crise. Les entreprises, quand elles recrutent, préfèrent prendre ceux qui inspirent de la confiance, ceux qui sauront convaincre les autres (clients ou équipes). On ne cherche pas dans cette société des gens prudents qui s’interrogent, car ça risque d’inquiéter, mais des gens sûrs d’eux.
Vous-mêmes, si vous allez chez votre docteur, n’allez vous pas être inquiets s’il n’a pas l’air de comprendre rapidement ce que vous avez ? Un docteur se doit d’avoir de l’assurance...
Et pourtant ! Ne faudrait-il pas encourager les gens extrêmement prudents plutôt que les gens sûrs d’eux ? A force de rechercher l’assurance à tout prix, on finit par négliger voire occulter la compétence réelle des individus. Et, à terme, on réalise les pires catastrophes avec une assurance pourtant sans faille au départ.
Quant à la régulation, je n’y crois pas du tout ou alors vive Brazil (film de Terry Gilliam). Que faudra-t-il faire pour s’assurer que le régulateur aura bien fait son boulot ? Le payer grassement, le contrôler, contrôler le contrôleur,... ?
Quand on voit les sommes en jeu dans la finance à l’origine des déséquilibres actuels, n’importe qui peut être acheté... Il faudrait des gens honnêtes (si ça existe !) qui obtiennent de l’assurance naturellement, c’est-à-dire avec l’âge, mais je ne suis pas sûr que nos sociétés soient capable de former ce genre de perles rares ! Allez savoir pourquoi...