Non le point central du débat est de savoir si
le fondamentalisme religieux politisé ou non relève d’un traitement « pénal »,
relatif aux principes du Droit et de la Loi.
Autant allez au cœur du « problème »,
puisque si le propos est le caractère discriminant de cet « accoutrement »,
nombre d’accoutrements pourraient être considérés comme discriminants, tout
comme nombre de comportements, d’opinions, etc…pourraient apparaître supports
de discrimination et d’atteinte à la dignité.
Bref, plutôt que de tourner au pot, et jouer
la farce « démocratique » de la protection des uns ou des autres,
envisageons le problème sous l’angle politique ou sous celui de dérives et
pratiques sectaires pénalement condamnables.
Sans cela, le turban sikh apparaitra aussi
discriminant puisque imposé aux hommes, or il y a si ce n’est plus autant de
turbans sikhs dans nos rues que de burkas, je ne parle pas des « circoncis »
qui peuvent être aussi considérés comme discriminés puisque leur nature « mâle »
les condamne à l’ablation du prépuce, etc…sinon il y a aussi la pornographie qu’on
peut juger attentatoire à la dignité des femmes ou des hommes, vous me direz « adultes
consentants » a priori les porteuses de burka le sont aussi…
Bref, tout çà pour dire, que l’objet « burka »
ne peut être interdit ou proscrit sans que soit défini exactement ce à quoi il
correspond et envers quoi il serait en infraction.
Nous revenons donc à la question du
fondamentalisme religieux politisé ou non, à son assimilation soit à une
idéologie condamnable au même titre que l’apologie du nazisme ou fascisme, soit
tombant sous le coup de la protection envers les phénomènes sectaires.
Impossibilité de légiférer sans que d’un le
champ d’application d’une telle loi soit défini, sans que deux l’objet de cette
loi soit défini. Au niveau du Droit, il est bien entendu que les notions de « valeurs »
n’entrent pas en compte car indéfinissables, puisque fluctuantes.