La rencontre entre Fabrice Robert et Emile Bomba lors d’une conférence organisée à la Maison flamande.
Le
Vendredi 28 novembre 2008, sest tenue à la Maison flamande, en présence
de Fabrice Robert, une conférence dEmile Bomba, Président de lALCEC.
Cette
soirée a été loccasion de rappeler que limmigration est un fléau pour
lAfrique et sa jeunesse, en plus dêtre un marché juteux pour la mafia
internationale.
http://www.youtube.com/watch?v=uXUFWTGBYks&hl=fr
Un
portail blanc, une pancarte d’apparence anodine qui annonce simplement
: Maison du Peuple Flamand – en flamand, Het Vlaams Huis. Bientôt
sept mois que ce local est ouvert à Lambersart, à l’initiative des
associations Jeanne de Flandre et Terre Celtique. Une présence de plus
en plus contestée. Le 4 octobre dernier, le Comité de Vigilance
Antifasciste (CVA – gauche et extrême gauche) manifestait contre la
présence de cette maison à la vocation officiellement culturelle.
Pourtant, la Maison du Peuple Flamand est à l’origine d’une liste pour
les municipales. « Lomme Libre », née officiellement le 29 octobre, se
battra pour l’indépendance de Lomme vis-à-vis de Lille.
Côté Vlaams Huis, le bibliothécaire du local feint de s’étonner : « nous avons voulu reconstituer l’ambiance d’un estaminet flamand, avec sa dimension sociale et culturelle
». Les responsables nient tout lien officiel avec les partis politiques
: la maison propose des cours de flamand, de sport de combat tel le
krav maga, méthode d’autodéfense de l’armée israélienne, ainsi que
conférences, aides à la recherche d’emploi, soirées. Autre
particularité, elle propose aussi le gîte et le couvert.
Au-delà
de la défense de l’identité flamande, s’affiche une volonté de
s’impliquer dans la vie sociale de quartiers populaires comme Fives, où
le projet d’une deuxième maison « est […] dans les cartons ». Son ouverture « aurait une visée plus sociale que culturelle, contrairement à la maison de Lambersart », indique Virgile.
La politique en filigrane
« Contrairement à ce qui a été raconté, le Vlaams Belang (ndlr : le parti séparatiste flamand en Belgique) ne finance pas la maison
» affirme-t-on ici. Il n’empêche, Vladimir Nieddu de l’Union syndicale
Solidaires, en demande la fermeture au maire de Lambersart. Le CVA
dénonce « un lieu de rassemblement de divers mouvements fascistes
qui ne cachent en rien leurs affinités avec la mouvance extrémiste
européenne, notamment néonazie ». En effet, malgré ce discours
officiellement non partisan, la décoration des lieux est sans
équivoque. Des autocollants du parti séparatiste s’affichent sur tous
les murs. Difficile dans ces conditions de ne pas supposer une affinité
entre ceux qui fréquentent la maison et le Vlaams Belang.
La
Maison a par ailleurs invité le 13 septembre le NSV, un syndicat
d’étudiants belges lié au Vlaams Belang, pour boire des bières et
chanter en flamand. Mais plus que ça, les sympathies affichées dans la
décoration comme dans les discours témoignent d’une identité politique
orientée à l’extrême droite : FPÖ autrichien (le parti de Jörg Haider),
Ligue du Nord (Italie), nationalisme serbe… La revue des Identitaires,
un courant d’extrême droite européen, est à la disposition à côté du
bar.
A
l’heure actuelle, la Vlaams Huis ressemble à un lieu de rendez-vous de
différentes mouvances d’extrême droite plutôt qu’au dernier village
flamand qui résiste à l’envahisseur français.
Gaël Lorenz et Elisabeth Laneyrie