@ Kalki : Salut, je suis l’auteur
de l’article. Je vais être obligé de te contredire sur pas mal de points, avant
de lire la suite, sache qu’il n’y a aucune animosité dans mes propos, j’ai l’impression
que tu as mal interprété plusieurs concepts de la biologie et j’aimerai essayer
de ré-expliquer les choses. Donc ne prend pas mal ce que je vais écrire, j’essaye
juste de répondre de la manière la plus scientifique possible. (au passage si
ce n’est pas clair, n’hésitez pas à re-poser des questions).
J’ai du mal à saisir ton histoire
de descendants (sur le fait qu’on les trouve mignons). Ton hypothèse n’est pas
dénuée de sens mais elle me semble relever de la psychologie, ça me parait
assez loin du sujet et je ne connais pas d’explication biologique au « pourquoi »
du mignon.
Ensuite sur « On s’est
reproduit avec des primates il y a des millénaires » et « la barrière
des espèces est récente », rassures moi, tu disais ça pour déconner… Au
cas où, que les choses soient claires : L’être humain, Homo sapiens
est un primate, il s’est reproduit avec d’autres Homo sapiens mais
certainement pas avec des primates d’autres espèces (que ce soit chimpanzé, orang-outang,
ou même des espèces proche disparues comme Homo neandertalis). La
barrière reproductive entre les espèces n’est pas du tout récente, elle existe
depuis que les espèces existent. C’est un concept primordial sur lequel repose
la notion d’espèce elle-même. Si cette barrière n’existait pas, c’est bien
simple, il n’existerait qu’une seule espèce vivante, mélange chimérique de tous
les organismes vivants existants.
Pour ce qui est de tes questions,
je ne vois aucune conclusion à tirer quand au mode de vie humain. Tu sembles
faire particulièrement référence au style de vie occidental et ta question me
parait surtout orientée politique et psychologie, elle ne relève donc pas de la
science, je suis donc incapable d’y répondre. En revanche, je peux d’affirmer
qu’on ne peut pas prévoir l’évolution (et que l’évolution n’est pas artificielle).
Si tu veux parler « d’auto-domestication » de l’être humain, on peut
imaginer que l’utilisation d’outils, la sédentarisation, l’agriculture,
changement de régime alimentaire etc… ont constitué un « changement de
niche écologique » que l’on pourrait rapprocher d’un processus d’auto
domestication. Il y a effectivement eu des changements entre l’homo sapiens qui
vivant il y a 200.000 ans et celui que l’on connait aujourd’hui. D’après ce que
je sais il s’agit essentiellement de changements de fréquences alléliques du
type « tolérance au lactose » etc.... Cela relève d’une double
discipline extrêmement intéressante qu’est l’anthropologie/génétique des
populations. Je t’encourage vivement à rechercher des informations sur ce
domaine mais je ne peux malheureusement pas te renseigner moi-même (pauvre
biologiste du développement).
Mais si tu parlais de monter une
expérience similaire à celle de Belyaev avec des humains, tu vas en premier lieu
te heurter à de très gros problèmes éthiques. Ce que je te suggère, c’est de ne
pas essayer de chercher des arguments scientifiques pour répondre à une
question psychologique, philosophique ou politique. Mélanger les genres est
très maladroit, conduit à des erreurs d’interprétations et l’histoire a prouvé
que ce n’était jamais une bonne idée.