Peut-être que je ne suis pas suffisamment (r)éveillé, mais je trouve que le propos de cet article est assez confus et que l’expression y est franchement embrouillée. Certaines phrases ressemblent à des sacs de noeuds (par exemple, la deuxième de l’accroche : « Or, il semble bien qu’une question émerge avec insistance... »).
Sur le fond, il est sans doute vrai que les électeurs ont tendance à imputer à leurs élus des dysfonctionnements dont ils ne sont pas responsables. Aux USA, par exemple, le prix de l’essence a un effet important sur l’opinion (mais il était en baisse, récemment). Cela dit, on ne reproche pas au gouvernement Bush des choses dont il n’est pas responsable : c’est lui qui a décidé d’envahir l’Irak, c’est lui qui a réagi si piètrement à l’ouragan Katrina et c’est en son sein qu’on trouve une bonne dose de corruption. Au sujet de l’Irak, il est de bon ton chez les conservateurs américains de prétendre aujourd’hui que personne n’aurait pu prévoir ce qui allait arriver, ce qui suggère qu’ils n’ont vraiment prêté aucune attention à ce que le gouvernement français (pour une fois inspiré) leur serinait à l’époque.