La France se trouve typiquement dans un système de plus en plus anarcho-tyrannique :
- laxiste avec les petites frappes de banlieue et les délinquants en col blanc ;
- totalitaire avec le citoyen lambda. Malheur à vous si vous dépassez la vitesse autorisée de 2 kms/h sur une autoroute ou si vous pensez autrement que ce que le « politiquement correct » vous autorise.
Il est capital que la police ne soit pas aimée du peuple : elle pourrait s’en rapprocher, fomenter avec lui une révolte contre un système que tous savent injuste. De même, il est vital que la police déteste la population et en soit coupée. L’affrontement doit donc être organisé entre les deux, mais jusqu’à un certain point, variable, pour que la mécanique ne s’emballe pas (…). Pour ce faire, l’Etat dispose de plusieurs curseurs, et emmerder préférentiellement les gens ordinaires tout en laissant tranquilles les pires loubards, au vu et su de tous, c’est le B.A.-BA de la méthode.
Un automobiliste qui se fait verbaliser à un feu rouge pour défaut de port de ceinture, ou dont le véhicule subit une inspection chirurgicale, tandis qu’à 100 mètres de là, on deale de l’héroïne en pleine rue, va évidemment voir sa tension monter. Si en outre le gars laisse échapper, dans un accés bien légitime de contestation, un « vous feriez mieux de vous occuper des dealers » entrainant ainsi la conversation qu’il ne faut jamais avoir — et qui se solde toujours par un constat d’outrage —, alors tout va pour le mieux.
En effet l’administré est furieux, il déteste les flics, il en a peur, il est humilié, et en même temps les flics sont entretenus dans l’agressivité nécessaire à leur bon usage. C’est en quelque sorte du dressage : le mouton est bien rangé et le chien de berger en pleine forme.
Cette tension sociale accumulée, bien entendu, pèse surtout sur le flic, qui est un être humain après tout, et qui se rend bien compte qu’il n’a pas le bon rôle. Elle contribue à l’affaiblir psychiquement, en plus de toutes les formes de violence et de dysfonctionnement sociaux qu’il est appelé à côtoyer, et de l’absence de soutien de sa hiérarchie, elle-même entretenue dans le froid calcul de ses plans de carrière. Quelle que soit la façon dont il gère cette situation (sauf par la démission) c’est tout bénéfice pour l’Etat. Le flic, affaibli, hargneux, sera facilement infantilisé, dépendant, atomisé et manipulable. L’Etat voit son travail paternaliste facilité.
La méthode est particulièrement au point dans la Gendarmerie, où le contrôle des individus est constant. Epuisé, en sous-effectif, victime d’une hiérarchie autiste, mal payé, souvent en situation dangereuse, constamment en collectivité, impliqué dans des rivalités de cohabitation où épouse et famille sont instrumentalisés, le Gendarme est découragé de toute revendication, dépendant du groupe, à la merci d’une récompense ou d’une sanction, et entrainé dans une solidarité de corps où la réflexion autonome doit tendre vers zéro.
Ces méthodes de contrôle des individus sont vieilles comme le monde. Il s’agit ni plus ni moins de celles employées dans les armées pour briser l’individualité et créer un outil unifié. Ce sont aussi les méthodes des sectes.
Quant à la population ordinaire, il est bon qu’elle craigne les organes de répression, comme il est bon qu’elle tremble devant le crime et la délinquance. Ainsi elle est demandeuse d’Etat, mais ne verra jamais son besoin de sécurité satisfait. Pourquoi la rassasier ? Elle ne serait plus cliente…
Il suffira à chaque élection de lui promettre que, cette fois-ci, on a compris, puis, une fois élu, de lui servir des statistiques imaginaires. Si, malgré tout, le bordel réel est tel qu’elle (la population) ressent une légère dissonance cognitive, la propagande est là pour lui assurer qu’elle exagère. Et que tout est en ordre.
Si vraiment la réalité ne peut plus être cachée, on lui fera comprendre localement qu’elle est seule, que si elle se défend, elle sera lourdement sanctionnée. Dès lors, résignée, en exil intérieur, elle se pliera globalement. Le reste relève du contrôle politique, de l’absence organisée d’une offre alternative, et du contrôle psychiatrique, par les psychotropes médicaux ou commerciaux — alcool, drogues « illégales ». Et la machine continue de tourner, le système de générer des bénéfices, et l’hyperclasse qui la contrôle de s’enrichir au dépend des individus.
Les racailles sont la pour terroriser les travailleurs, les rendre dociles devant le patronat car la sanction sera de vivre l’enfer au milieu des « racailles », d’être obligé de mettre ses enfants dans une école infestée pire par mimétisme d’en devenir un ou une, etc etc
racaille/MEDEF même combat, même oppression Pour plonger le couillon de français sous une chappe d’oppression policière, pour lui faire comprendre qu’à lui, on ne lui passera rien, ni 3 km/h de trop, ni son demi lave-glace vide, ni rien. La dicature maintient la pression comme ça, elle terrorise au quotidien, à doses infinitésimales, pour maintenir un état de soumission permanent.
Rêvez pas, si les citoyens honnêtes étaient défendus comme il faut et non terrorisés pendant que le crime est encouragé, ils se prendraient à avoir des exigences, à penser qu’ils ont des droits, leur mot à dire, que leur statut d’honnète connard qui bosse et paye des impôts l’autorise à l’ouvrir sur la gestion de leur prison.
La racaille, elle, peut continuer de nuire et d’archinuire, entre deux bavures par un flic inconscient qu’a rien compris à ce qu’on attendait de lui-. Mieux même, la racaille joue clairement le rôle d’auxiliaire dans le maintien de l’ordre *mental* que lui a confié l’état. Elle sert à maintenir les couillons de français en place, et la bienveillance de l’état à son égard, ostentatoire, parcticipe de cette entreprise de sidération.
Et plus c’est voyant, plus ça fonctionne : « regarde, les vendeurs de crack de barbes, je leur fais rien, les délinquants condamnés 37 fois, je les relache pour qu’ils t’emmerdent, mais toi, fais bien gaffe, au premier pet de travers, je t’explose. C’est la preuve que t’as aucune autre solution que de la fermer, parce qu’il y a personne pour t’aider ». Et Sarko, pour que ce soit bien clair, n’a pas annulé les PV à son élection. Genre « même pas ça, pour vous. Vous faites pas d’illusions ».
C’est comme ça que ça s’explique : pris entre les flics et la racaille , les connards de franchouillards cochons de payeurs d’impots doivent la fermer, parce qu’à tout moment, ils peuvent déguster UN PEU PLUS