Cher Monsieur,
pour être moi même sans emploi, je comprends votre détresse et regrette que notre pays ne réponde pas aux besoins d’un grand nombre de gens qui ont vécu de plein fouet la mutation industrielle et économique de ce début de XXIe siècle.
La France fait partie des Etats européens qui a crû longtemps pouvoir échapper à ce rouleau compresseur qu’est la mondialisation. J’ai de la famille qui a travaillé dans le milieu du textile et de la confection de la chaussure. Avant le début des années 2000, jamais ô combien jamais les entrepreneurs n’ont préparé dans la sérennité l’impact de l’ouverture à la concurrence avec les marchés asiatiques de Chine et d’Asie du Sud est. Alors que la signature de l’accord qui visait à supprimer les quotas d’exportation de textile de Chine vers l’Europe (accord signé en 1995) prévoyait la suppression de ces quotas pour 2005, l’Etat français n’a pas (suffisamment ?) sensibilisé notre industrie textile de la nécessité de PREPARER et PREVENIR l’impact de cet accord en 2005.
Vous me direz : c est facile de tirer sur le passé (etc...). Oui. Mais cela montre une chose : si nos industries étaient aussi bien préparées en terme de stratégie économique qu’en terme de stratégie sociale (par exemple avec des plans de reconversion des effectifs, mais aussi en préparant les familles à ces mouvements de population), le retour de baton en serait (ou en eut été) moins rude.
Je souhaite qu’à l’avenir nos gouvernements cessent de nous mentir sur les mutations économiques et que les citoyens soient pleinement informés de ces mutations pour pourvoir s’y adapter et ne pas en subir les contrecoups sur le niveau de vie et notre confort personnel et quotidien.