Bonjour Monsieur Barthélémy
La condition de ces personnes que vous décrivez est très difficile et c’est vrai que pour elles ce doit être d’autant plus difficile en période de ramadan puisque elles se retrouvent devant un sacré dilemme entre la réalisation d’un précepte religieux et la satisfaction d’un besoin primaire dont elles connaissent la difficulté chaque jour de l’année.
Vous dîtes :
« Et tous ces gens qui ne parviennet pas accomplir convenablement leur acte de foi en vers leur Dieu, non parce qu’ils en veulent mais parce qu’ils n’en peuvent plus à cause de leur sitiuation sociale, Dieu,ne pourrait-il pas vraiment être clément à leur égard ? »
Il est bien évident que Dieu ne peut être que clément envers ces personnes qui crèvent de faim. Le ramadan concerne certes tous les musulmans mais ce rite permet justement aux personnes qui peuvent subvenir à leurs besoins de comprendre ou du moins de se rapprocher de se que peuvent ressentir les pauvres qui n’ont rien à manger et qui ont l’esprit tourmenté par la faim. C’est dans un désir de compassion que cet acte doit être réalisé, il ne s’agit pas d’un sacrifice. Les pauvres eux qui ressentent la faim tous les jours n’ont pas à respecter ce rite au risque de perdre leur vie qui ne tient déjà qu’à un fil. Ce raisonnement n’a rien de religieux il est tout simplement logique.
Les enfants également n’ont pas à jeûner. Le jeûne du mois de ramadan dans l’Islam est obligatoire à partir de la puberté (l’apparition des premières règles pour les filles). Les personnes malades comme les diabétiques qui ne peuvent supporter le jeûne, les femmes enceintes ou certaines personnes âgées sont également exemptés de ramadan. Le ramadan ne doit pas être réalisé s’il constitue une menace pour la santé et encore moins s’il constitue une menace pour la vie.