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Commentaire de Samuel Moleaud

sur Depuis Proudhon et Marx, rien n'a changé : Propagande et capitalisme marchent main dans la main


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Samuel Moleaud 7 novembre 2009 11:09

La révolution de Proudhon n’est pas celle que nous avons vécue il y a cinquante ans, je suis d’accord avec vous car comme il le dit si bien : il n’y a qu’une seule révolution. La seule révolution qui puisse être possible, est l’abolition de toute domination exploitatrice profitable des riches sur les dominés que l’on paupérise. La seule révolution possible n’est pas l’ouverture de marchés ou l’accès démocratisé aux nouveaux biens et services, mais l’abolition du capitalisme, la société autogérée et fédéraliste. C’est en cela que Proudhon reste d’actualité, car ce qu’il propose en 1858 serait à mon sens impossible mais beaucoup plus sain.

Vous qui parlez d’asservissement, comparer le CNR et 1789 ne me paraît pas judicieux. La seconde était le fruit des bourgeois qui en avaient marre de la royauté, en remplaçant une dictature par une autre. Le CNR était le fruit d’une lutte des résistants, contre l’ennemi occupant allemand et contre les collabo fascistes. Rien à voir, car la Résistance, me semble-t-il ne faisait pas de distinction riche/pauvre tant que l’ennemi était commun.

Propagande et capitalisme marchent main dans la main, mangent dans la même gamelle jusqu’à quand ? Je pense que les gens ne sont pas dupes, c’est juste que les forces de l’ordre, la peur de l’avenir (travail, banque, famille etc) nous empêche de prendre conscience que le changement peut commencer par soi. Le sentiment d’impossibilité de fédérer les luttes s’accroit d’autant plus que nous faisons la grève que si notre statut est concerné, les autres, on s’en fout. J’ajoute, qu’il n’y a pas que la télé qui endoctrine, mais les médias en général (radio, internet, presse papier, télé, panneaux publicitaires etc) et l’école et la famille sont peut-être encore plus puissantes dans le processus de transmission des carcans idéologiques. Personne n’est finalement maître de sa pensée, car héritière d’un passé, d’une culture, d’un média, de la socialisation, de l’influence d’un proche. Le travail le plus dur qui nous reste à faire en fait est de (re)trouver les conditions de réappropriation de notre façon de penser par nous-même.


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