@ Sandro
Levons
d’emblée un doute : je suis belge (mais pas bruxellois, désolé l’enfoiré).
OK pour
naze. Ce n’est pas poli. Mettons vain
et/ou vaniteux ? Vain parce
qu’articulant divers arguments dans une logique très approximative. Vaniteux
parce qu’empreint d’une certaine condescendance - héritée de la fréquentation
du landerneau ? Je m’explique.
Selon vous,
la politique belge est un chantier, on tergiverse sur tout, rien ne s’y décide,
si ce n’est des accords minimalistes. En élisant Van Rompuy président du
conseil de l’union européenne, voilà la dynamique que l’on prétend insuffler à
la communauté. Premier scandale. Second scandale, c’est tout à fait contraire à l’étiquette du landerneau de désigner un dirigeant de
la nationalité du pays qui accueille l’institution. Ca ne se fait pas. Point. Troisième
scandale, Bruxelles capitalise un bon gros paquet d’institutions qui lui
rapporte un maximum de bénéfices. Honteux mercantilisme d’une nation accessoire
et sureprésentée. Trop c’est trop ! Où s’arrêtera donc la rapacité des belges ?
Mes
réponses sont :
1)
La
politique belge est très perfectible, mais compte tenu de la réalité du
terrain, me paraît en valoir bien d’autres. Petit coup de griffe : nous
prenons moins de leçons de démocratie en France ces derniers temps. Nous
espérons que ça reviendra.
2)
Je
ne suis pas sûr que la désignation de Van Rompuy soit destinée à exporter ce
modèle à l’Europe, mais sans doute êtes vous mieux informé ? Dans ce cas, auriez-vous
l’obligeance de développer votre argumentation ?
3)
Soit
dit en passant, qui l’a élu ? Pas les
belges, en tout cas.
4)
Je
ne comprends pas pourquoi le président d’une institution ne peut avoir la
nationalité du territoire qui l’accueille. Pourquoi pas ? La décision ne
renvoie-t-elle pas à la compétence plutôt qu’à la nationalité ?
5)
Bruxelles
– et la Belgique - a décroché la timbale avec l’union européenne. Ca lui attire
plein de monde. Maintenant, cette localisation avantageuse lui confère-t-elle
un poids excessif dans la gouvernance européenne ? Par quel biais ?
6)
Existe-t-il
un puissant lobby belge ? J’en serai tout esbaudi, moi qui croyais vivre
dans un pays en instance d’implosion.
Maintenant
quelques petites concessions. Ma réaction était effectivement une réaction
d’humeur ; j’ai trouvé votre texte assez hostile et suffisant, surfant, au
moins dans la forme, sur un certain nombre de poncifs éculés (castafiore,
dupondt, bière, chocolat, frites…). Facile. Pour le fond et la sureprésentation
des belges dans les instances européennes, je n’en sais rien (je n’appartiens
pas au landerneau), mais je veux bien
vous croire. Et acquiescer à toute mesure de correction appropriée.
Par
ailleurs, je suis belge mais pas très patriote. J’ai vécu à l’étranger. Ma
patrie, c’est ma langue. Mes langues. Vous pouvez critiquer la Belgique tant
que vous voulez, c’est votre droit, et c’est mon droit de vous répondre. Soit
dit en passant, j’ai du mal à imaginer un autre article équivalent, conspuant
une autre nation ou communauté sur le même ton. Israël peut-être. Les
Etats-Unis à la rigueur.
J’accepte
le terme de gros naze en ce qui concerne ma connaissance des institutions. Je
ne savais même plus de quoi Van Rompuy était le président, tant le sujet me
paraissait lointain. Je suis certain que vous connaissez Van Rompuy mieux que
moi. Je suis sûr que votre appréciation positive lui fera très plaisir.
Ah oui, et
effectivement, votre billet n’était pas politique. Géopolitique ?
@ Faxtonic
La France
m’irrite parfois, mais il y a beaucoup de français que j’aime bien. Ma patrie,
c’est ma langue. Je sais que je suis entouré de français. On vous reconnaît à
votre accent et à votre manie de dire soixante-dix pour septante. Etre l’objet
d’une attitude raciste est éclairant. Ca augmente notre capacité à l’empathie.
A un de ces quatre, quelque part.
@ Antoine D
Moi non
plus, j’aime pas trop le concept de belgitude. Oui nos politiciens sont
décevants, mais je cherche encore un pays qui soit content des siens.
@ L’enfoiré
Non pas
bruxellois, mais belge quand même. Merci pour le soutien, une fois.