Nous ne naissons pas hommes, nous le devenons.
Nous sommes les produits de notre société. Dans nos société, quand on a le pouvoir, on fait tout pour le garder y compris par la force, par la ruse, les alliances et les trahisons.
Que le pouvoir soit détenu par une classe sociale, un grand ou un petit patron, un conjoint, un amant, un pays, un politique ou un commerçant, un macho bas de front ou une féministe nihiliste, c’est pareil.
Que le détenteur soit un homme ou une femme, ou même un enfant, n’y change rien.
Si changement il y a, il advient le plus souvent obtenu par la violence et plus rarement, par la négociation.
Les sociétés se sont presque toutes construites sur des schémas patriarcaux mais il y a des exceptions. Les cheminements socio-historiques qui nous mènent des hardes presqu’encore animales à nos sociétés modernes, sont inévitablement différents selon les hasards et les nécessités rencontrés. La diffusion des connaissances est un critère important. L’égalité hommes/femmes semble bien avancée dans les pays « occidentaux » alors que la situation n’évolue pas ou peu dans d’autres régions du monde,
En Europe notamment, la force physique n’est plus un atout compétitif. Les rapports entre sexe s’améliorent et s’équilibrent. Que ceux qui ont été élevés dans un cadre archaïque s’émeuvent de cette révolution est conforme à la nature humaine, mais cela n’empêchera pas l’avènement prochain d’une égalité réelle entre les sexes.
Mais rien n’ai jamais acquis. La vigilance reste de mise si l’on fait un parallèle avec l’avancée vers plus d’égalité socio-économique dans les pays occidentaux. Celle ci a brutalement cessé dans les années 80. Aujourd’hui, elle est en régression violente.
La grande majorité des êtres humains subit toujours et de plus en plus, le joug d’une minorité jouisseuse, cupide et immorale.