A l’auteur,
On peut reprocher à un commerçant (plus généralement un individu) de vendre un produit ou un service soit de mauvaise qualité soit à un prix prohibitif soit de tromper l’acheteur soit de profiter d’un tiers.
Il n’y a pas à reprocher l’acte de vente si la vente est, pour faire court, honnête.
Et le vendeur n’a pas l’obligation d’épouser les idées, les centres d’intérêts et les attentes - autres que celles liées à la vente - de l’acheteur. Même chose dans le sens inverse.
Vous pouvez vendre votre voiture à un communiste pratiquant la chasse et supporter de foot sans pour autant être contraint de prendre une carte au parti, une de chasse et une d’abonné.
Vous blâmez le comportement des Suisses vis-à-vis des capitaux arabes.
Il me semble qu’on pourrait plutôt blâmer le comportement de ces investisseurs arabes qui, au lieu d’utiliser leur fortune pour développer leur pays ou les pays du monde arabe, préfèrent placer leurs fonds dans des banques suisses ou prendre des participations dans des sociétés dans un but uniquement financier et spéculatif.
Si demain vous préférez vous acheter une Ferrari au détriment de l’avenir de vos enfants, celui qui sera à blâmer sera non pas le vendeur (de la Ferrari) mais l’acheteur c’est à dire vous.