confirmation de ce que j’ai écrit plus haut, à savoir que les « anti-evolutionnistes » n’ont aucune base scientifique, aucune référence et se contentent d’asséner des jugements (faux) à l’emporte pièce.
« Par ailleurs Claude et d’autres intervenants font une salade totale entre les termes »espèce« et »race« . Pour simplifier disons qu’une espèce est un ensemble ou tous les éléments sont interfécond (homme, chien), tandis qu’une race est un sous classement à l’intérieur d’une espèce (homme -> noirs, blancs, jaunes..., chiens -> berger allemand, chihuahua, fox terrier...). »
1/ la méthodologie de la classification traditionnelle :
#"La classification traditionnelle repose sur une hiérarchie fixe de catégories (les rangs de taxon), définie de la façon suivante :
(vivant) → règne → embranchement → classe → ordre → famille → genre → espèce
À titre d’exemple, pour l’espèce humaine (Homo sapiens) :
(vivant) → règne animal → embranchement des vertébrés → classe des mammifères → ordre des primates → famille des hominidés → genre Homo → espèce Homo sapiens
La classification classique évolue en tenant compte des avancées en classification systématique phylogénétique (voir ci-dessous). Le terme embranchement est remplacé maintenant par division ou phylum, et la classification admet au-dessus de ce niveau des sous-règnes, (ainsi que des super-divisions et sous-divisions en dessous). Au-dessus du règne, on parle maintenant d’empire (bien que souvent non présenté dans les arbres phénétiques car implicite et largement documenté par ailleurs) :
(vivant) → (empire →) règne (→ sous-règne) → division → classe → ordre → famille → genre → espèce (...) "#
2 /La classification phylogénétique
# " La classification phylogénétique est un système de classification des êtres vivants. Elle tend à remplacer la classification traditionnelle en se basant uniquement sur les rapports de proximité évolutive entre espèces. L’œuvre de Willi Hennig Grundzüge einer Theorie der phylogenetischen Systematik[1] (Fondements d’une théorie de la systématique phylogénétique), publiée en Allemagne en 1950, est à l’origine de la classification phylogénétique. Ayant traduit son livre en anglais en 1966 Hennig trouva un plus large auditoire et révolutionna ainsi toute la systématique à partir de la fin des années 1960. (...)
Un exemple détaillé permet d’avoir une idée de la différence de résultat avec l’approche traditionnelle. Étant nous-mêmes des humains prenons l’exemple de l’homme, voici donc une partie des nœuds successifs permettant de classer l’homme telle qu’apparaissant dans le livre Classification phylogénétique du vivant, de Guillaume Lecointre et Hervé Le Guyader. Certains intermédiaires ont été omis arbitrairement par les auteurs pour montrer un condensé de l’arbre, le nombre de taxons mis en évidence par la méthode étant de très loin supérieur. La description associée à chaque clade est peu rigoureuse et vise juste à fixer les idées :
- Espèce Homo sapiens
- Genre Homo : inclut les espèces fossiles comme Homo neandertalhensis ou Homo erectus
- Hominines : les genres Australopithecus et Homo
- Homininés : les deux espèces de chimpanzés et les hominines
- Hominidés : gorille et Homininés (famille Hominidae dans la classification classique)
- Hominoïdés : on ajoute l’orang-outan
- Hominoïdes : on ajoute les gibbons
- Catarrhiniens : les singes de l’ancien monde
- Simiiformes : singes
- Haplorrhiniens : singes et tarsiers
- Primates : la plus grande partie de l’ancien ordre Primates dans la classification classique
- Euarchontes : s’ajoutent les Scandentiens (toupayes) et Dermoptères
- Euarchontoglires : s’ajoutent les Glires (lapins et rongeurs)
- Boréoeuthériens : s’ajoutent les Laurasiathériens (insectivores, carnivores et ongulés)
- Euthériens : s’ajoutent les Xénarthres et les Afrothériens pour compléter les mammifères placentaires
- Thériens : s’ajoutent les marsupiaux
- Mammifères : l’ancienne classe du même nom, les précédents plus les monotrèmes (ornithorynques et échidnés)
- Amniotes : s’ajoutent les anciennes classes des reptiles et des oiseaux
- Tétrapodes : s’ajoutent en gros les amphibiens
- Sarcoptérygiens : s’ajoutent dipneustes puis cœlacanthes
- Ostéichthyens : s’ajoutent les actinoptérygiens (la majeure partie des « poissons osseux »)
- Gnathostomes : s’ajoutent les chondrichtyens (requins et raies)
- Vertébrés : puis les lamproies
- Crâniates : s’ajoutent les myxines
- Chordés : s’ajoutent amphioxus et ascidies
- Deutérostomiens : s’ajoutent les échinodermes (étoiles de mer, oursins…) et hémichordés
- Bilatériens : animaux symétriques : s’ajoutent aux précédents, entre autres, les protostomiens qui incluent, entre beaucoup d’autres, différents groupes de vers, les arthropodes (insectes), les mollusques (escargots)
- Eumétazoaires : animaux organisés, s’ajoutent aux précédents les cnidaires par exemple
- Métazoaires : l’ancien règne animal, s’ajoutent aux précédents différents groupes d’éponges
- Holozoaires : s’ajoutent les Choanoflagellés et les Mésomycétozoaires, protozoaires plus proches parents des animaux que des champignons
- Opisthocontes : s’ajoutent, entre autres, les champignons
- Unicontes : s’ajoute la plupart des amibes
- Eucaryotes : Le domaine Eukaryota de la classification classique, êtres vivants à cellules à noyau ; s’ajoutent aux précédents listés ci-dessus la lignée verte (algues vertes, algues rouges, plantes à fleurs), la lignée brune (algues brunes…) et toute une collection de groupements d’espèces unicellulaires (...) « #
nulle part trace de »race" !
et pan, sur le bec !!!