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Commentaire de foufouille

sur Qui veut acheter les Etats-Unis ?


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foufouille foufouille 6 janvier 2010 17:47

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article96487

Référendum en Islande : les maîtres du monde menacent le peuple islandais.
mercredi 6 janvier 2010 (11h34)

Les riches britanniques et les riches néerlandais avaient été attirés par les banques privées en Islande.

Les riches britanniques et les riches néerlandais avaient déposé près de 4 milliards d’euros dans les coffres des banques privées islandaises.

Ces naïfs croyaient que les banques privées islandaises allaient VRAIMENT leur verser 15 % d’intérêt, comme elles s’y étaient engagé dans leur pub.

Comme d’habitude, les banques privées ont été incapables de respecter leurs engagements. En Islande, les banques privées ont fait faillite en 2008.

Conséquence : les riches britanniques et les riches néerlandais ont perdu leurs 4 milliards d’euros. Bien fait !

Mais ils n’ont pas accepté d’avoir perdu leurs économies en jouant à l’économie-casino : ils ont demandé au Royaume-Uni et aux Pays-Bas de leur rembourser ! Et leurs gouvernements leur ont obéi !

En 2009, l’Etat britannique et l’Etat néerlandais ont remboursé ces riches épargnants, avec l’argent des contribuables !

Les Pays-Bas et le Royaume-Uni ont indemnisé plus de 300.000 de leurs citoyens lésés par la faillite de la banque islandaise Icesave !

Les contribuables britanniques et les contribuables néerlandais ont payé 4 milliards d’euros pour indemniser les riches épargnants de leurs mauvais placements en Islande !

Sous la pression de la rue, le Royaume-Uni et les Pays-Bas demandent au gouvernement islandais de leur payer ces 4 milliards d’euros. Le parlement et le gouvernement ont cédé et ils ont répondu : « oui ».

En revanche, le président de la République d’Islande a répondu : « non ».

Le président de la République d’Islande, Olafur Grimsson, a décidé de consulter le peuple islandais par référendum pour lui demander son avis. En cas de « non », l’Islande ne paiera pas les 4 milliards d’euros.

Aussitôt, les élites financières du monde entier ont crié au scandale !

Aussitôt, les élites politiques vendues aux banques ont crié au scandale !

Les maîtres du monde menacent le peuple islandais. En cas de « non » au référendum, ça va saigner !

Lisez cet article :

Le président islandais en vedette dans la presse anglo-saxonne.

“L’Islande isolée après avoir décidé de soumettre le remboursement à un référendum“, “L’Islande pressée de ne pas bloquer le remboursement de 4 milliards d’euros“, … L’île fait la Une, mercredi 6 janvier, des quotidiens anglo-saxons.

Son président, Olafur Grimsson a, en effet, décidé mardi qu’il ne promulguerait pas la loi autorisant le remboursement des près de 4 milliards d’euros perdus par des épargnants britanniques et néerlandais lors de la faillite des principales banques d’Islande en 2008. Les Pays-Bas et le Royaume-Uni avaient avancé cette somme pour indemniser plus de 300.000 de leurs citoyens lésés par la faillite de la banque Icesave.

Après plusieurs semaines de débats, le parlement islandais avait voté la loi Icesave (du nom de la banque en faillite) dans la nuit du 30 au 31 décembre.

Mais face à la vive contestation populaire, près du quart des électeurs islandais ont signé une pétition demandant au chef de l’Etat d’opposer son veto à cette loi, le président a choisi de mettre les Islandais devant leurs responsabilités en soumettant la loi à un référendum. Il rappelle qu’un non lors du vote enterrerait le texte. “Maintenant, la nation a le pouvoir et la responsabilité (sur cette question). J’espère que nous parviendrons ainsi à un accord viable“, a déclaré Olafur Grimsson.

Le texte prévoit le paiement échelonné d’ici à 2024 d’environ 3,8 milliards d’euros, soit l’équivalent de près de 40% du produit intérieur brut annuel de l’île, ruinée par l’effondrement de ses banques en octobre 2008. Nombre de contribuables jugent injuste de devoir payer les erreurs des banques.

- Des réactions immédiates.

Le gouvernement britannique a immédiatement réagi à la décision de l’Islande. “Nous sommes bien entendu très déçus de la décision du président islandais, mais nous pensons que l’Islande respectera ses engagements“, a déclaré un porte-parole du Premier ministre Gordon Brown.

“Le Trésor va consulter ses homologues en Islande pour comprendre pourquoi cette loi n’a pas été ratifiée, et nous allons travailler avec eux, les Pays-Bas, et au sein de l’Union Européenne pour résoudre ce problème le plus vite possible“, a rajouté un porte-parole du Trésor à l’AFP.

Le secrétaire d’Etat britannique aux Finances, Paul Myners, a même menacé l’Islande de se retrouver isolée au niveau international en cas de rejet de la loi au référendum. "Le peuple islandais, s’il devait arriver à cette conclusion négative, dirait en réalité que l’Islande ne veut pas faire partie du système financier international, que l’Islande ne veut pas avoir accès au financement multinational, national et bilatéral et ne veux pas être considéré comme un pays sûr, avec lequel faire des affaires".

Les Pays-Bas, dont les épargnants ont également été touchés par la faillite des banques islandaises, se sont déclarés “extrêmement déçus“ par la non ratification de la loi. Ils maintiennent que l’Islande doit rembourser cet argent. Mais les Pays-Bas ont aussi souligné qu’il était trop tôt pour décider des mesures à prendre. “Nous allons devoir en parler avec le Royaume-Uni“.

- Des conséquences importantes.

Outre le risque d’isoler l’Islande, la décision du président peut avoir d’autres conséquences. En effet, ce choix est de nature à retarder le déblocage d’un prêt de 1,8 milliard d’euros des pays nordiques, a fait savoir un responsable finlandais.

Le Danemark, la Suède, la Finlande et la Norvège ont signé, en juillet, des accords prévoyants de verser un prêt de 1,78 milliard d’euros à l’Islande. Le versement des tranches doivent être fait en fonction des progrès économiques du pays. "Bien sûr, il est possible que cela retarde (les paiements) dans une certaine mesure", a déclaré Ilkka Kajaste, directeur général adjoint au ministre finlandais des Finances.

Le prêt des pays nordiques s’ajoute à celui de 2,1 milliards de dollars (1,5 milliard d’euros) du Fonds monétaire international (FMI), accordé en novembre 2008. Pour l’instant 1,1 milliard de dollars ont déjà été déboursés en deux tranches, pour secourir l’Islande plombée par la chute de son système financier en octobre 2008.

Le FMI a donc immédiatement annoncé qu’il allait “consulter“ ses Etats membres sur la suite qu’il allait donner à ce prêt. "Un accord sur Icesave n’est pas une condition au programme de l’Islande avec le FMI“, tant que les Etats membres donnent leur accord au versement des tranches, a rappelé le chef de mission en Islande, Mark Flanagan. Les représentants britannique et néerlandais ne peuvent donc pas bloquer seuls ces versements, mais peuvent le faire si d’autres membres du conseil d’administration s’abstiennent.

Enfin, l’agence de notation Fitch a dégradé la note de dette à long terme de l’Islande, de BBB- à BB+. "La décision du président islandais de soumettre l’accord Icesave à référendum crée une nouvelle vague d’incertitudes politiques, économiques et financières. Elle représente aussi un revers significatif pour les efforts de l’Islande de restaurer des relations financières normales avec le reste du monde", selon Fitch.

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20100106trib00045 8844/le-president-islandais-en-vedette-dans-la-presse-anglo-saxonne.html


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