« Il est terrible que certains d’entre vous ne compreniez quelle est la
richesse de la langue française. »
Vous, vous allez prendre. Vous avez mis un conditionnel à la place d’un subjonctif.
De qui parlez vous, au juste ? De ceux qui attaquent les conceptions de Krokodilo ?
« Car une langue n’est pas que des sons
qui servent à communiquer. »
Formulation hideuse, qui témoigne de vos carences littéraires.
« C’est également des concepts, des
rapprochements de concepts, une vision et une interprétation du monde
de par ses mots, mais également les abstractions que les langues
peuvent véhiculer. »
Bien que ce soit passé dans l’usage au point qu’il m’arrive de le faire, on écrit « ce sont des », pas « c’est des » qui est une forme orale incorrecte et moche.
Par ailleurs vous avez tort. L’ensemble de concepts et d’abstraction auquelle vous faites référence s’appelle la culture, et ne fait pas partie de la langue.
« La langue de chaque grande nation a mis des
millénaires à se contruire, s’enrichissant au fur et à mesure des
progrès de son histoire. Croyez vous qu’un mot comme liberté soit venu
se positionner dans la devise de notre système politique du jour au
lendemain et pensez vous que ce mot avait la même valeur il y a 5
siècles, 2 siècles, aujourd’hui et dans 20 ans ? »
Paragraphe lourd, inutile, creux, et sans importance.
« Comment espérez
vous donc créer une nouvelle langue dans cette compréhension et
pourquoi devrions nous abandonner la notre ? »
Mais qui parle d’abandonner le français ? Et qu’est-ce que vous pouvez bien entendre par « créer une langue dans cette compréhension... » ?
« Ce serait abandonner
Villon, Racine, Hugo, Beaudelaire et combien de centaines d’autres. »
Écoutez, moi qui ait lu du Villon dans le texte sans trop de problème, je vous mets au défi de trouver une personne encore vivante qui utilise la même langue que notre poète-brigand.
« Les
langues, par les cultures qu’elles véhiculent, »
Les langues ne véhiculent pas de cultures, ce sont les cultures qui véhiculent les langues, et ce sont les civilisations qui véhiculent les cultures.
« sont en compétition ce
qui n’est pas obligatoirement une mauvaise chose car la comp"étition
est également un moyen d’évoluer. Plutot que de penser à abandonner vos
biens, pensez plutot à participer à cette compétition. »
Mon cher, je crois que vous avez raison sur au moins un point : nous pouvons tous agir pour faire la promotion de la langue française. Par exemple, vous pouvez prendre les cours de grammaire et de rhétorique dont vous avez le plus grand besoin, et cesser de poster des fadaises filandreuses sur Agoravox.
« Si demain les
chercheurs de langue française, les techniciens de langue française,
les politiciens de langue française, les diplomates de langue française
montrent au monde qu’ils sont meilleurs que ceux de langue anglaise, le
français reprendra le dessus. »
C’est faux et c’est ridicule. Vous considérez comme négligeable le fait que les États Unis d’Amérique sont un pays six fois plus peuplé que la France et la plus grande puissance économique, et je ne parle même pas des autres pays.
Si demain, tout ces messieurs dont vous parlez montrent au monde qu’ils sont meilleurs que les anglophones, et bien ils seront plus recherchés, mais à condition de parler anglais eux-mêmes, parce que ça ne sert à rien de s’encombrer du meilleur technicien du monde si on ne sait pas lui communiquer les informations utiles à l’exercice de ses fonctions.
« Si le français décline, c’est bien
parce que ces catégories socio-professionnelles que j’ai énuméré dans
la phrase précédente se font doubler par les mêmes catégories
socio-professionnelles mais de langue anglaise »
C’est faux. Vous avez cité les politiques et les diplomates : croyez vous sérieusement que notre pays soit envahi par les politiques anglophones ?
Pour ce qui est des techniciens et des chercheurs, la France a dans certains domaine une réputation des plus flatteuse. Nous sommes quand même parmi les cinq premiers exportateurs d’armes mondiaux.
« N’oubliez pas que celui
qui impose sa langue impose sa culture et ses concepts »
C’est faux, et vous aurez beau le reformuler comme vous le voudrez, ça restera faux. C’est le contraire.
« Ce ne sera pas
la peine de maudire et de vous lamenter sur la société
multi-sous-culturelle qu’on nous impose »
À mon avis, le vrai problème ce n’est pas l’anglais, c’est la prolifération des idiots de votre espèce.
« ni sur l’américanisation de
notre société et de nos systèmes sociaux, à force d’être mauvais, »
La france n’est pas en voie d’américanisation, et ce n’est pas le nain malfaisant et son escadron d’idiots qui changeront cet état de fait.
« de
vous renier, de c...... sur notre histoire, de culpabiliser sur tout,
vous vous condamner à disparaître de l’histoire »
Quand on écrit la deuxième personne du pluriel de condamner comme ça, on évite de faire la morale aux autres, surtout dans le domaine de la défense de la langue française.
« c’est à dire du groupe
des nations qui la créent et vous appartiendrez de toute manière à un
autre groupe : à celui de ceux qui la subissent suivant les concepts
des autres nations. »
Ce que vous racontez est d’une bêtise telle que je ne m’abaisserai pas à y répondre. Apprenez juste que vous vivez dans un monde livré au chaos, et que les « pays qui font l’histoire » n’existent que dans vos fantasmes.
« Perso, j’y survivrais car je serais capable de
m’adapter à cette nouvelle société, »
On ne dit pas « perso, je », on dit « moi, je » ou même mieux, on dit « pour ma part... »
« mais ce sera les « traîtres » à leur
nation et aux valeurs de préservation de cette nation que je
conchierais »
« Ce seront » : Il y a plus d’un traître dans votre phrase, c’est la même faute qu’un peu plus haut, quand vous écriviez « c’est » à la place de « ce sont ».
Vous êtes un hypocrite, puisque vous prétendez vous attaquer aux traîtres qui ne défendent pas la langue française, alors que les plus grosses menaces qui pèsent sur la langue française, ce sont les hordes d’idiots qui ne savent pas écrire, dont vous êtes un digne représentant.
« pas sur les vainqueurs car les perdants ne combattant même
pas, ils méritent de disparaitre »
Mais bien sûr. Je suis sûr que vous feriez un formidable avocat : « Mesdames et Messieurs les jurés, de qui se moque t’on ? Certes, mon client a violé cette femme, l’a dépecée, et en a fait des saucisses qu’il a vendu au marché, mais elle ne s’était pas défendue, et méritait ce sort »
« c’est le sens de l’histoire pour tout
le règne animal et végétal »
Je vais surement vous étonner, mais vous n’êtes pas éternel, moi non plus, la france et la langue française non plus, l’univers non plus.
Typhon