,
Je souscris
entièrement à ce jugement judicieux de Monsieur Villach que je
reproduis ici.
« 2- La seconde raison est
encore plus grave. L’artiste use d’un autre argument d’autorité
redoutable, celui des génocides nazis. Ne tente-il pas de faire
passer un spectacle indigent pour une œuvre d’art, en attendant du
spectateur qu’il acquiesce par peur de commettre un sacrilège dans
le cas contraire ? N’est-on pas sommé de s’incliner devant cette
parodie malsaine des réserves des camps de la mort nazis, sous peine
de se voir accusé de manquer d’humanité devant ce qu’il
faudrait prendre pour la métonymie sacrée des génocides nazis ? La
démarche de Boltanski n’est-elle pas, tout comptes faits, de
nature publicitaire, comme quand Citroën met en avant Claudia
Schiffer sur ses affiches pour vanter les mérites de ses voitures ?
Seulement la marque Citroën ne se sert pas, elle, d’une part
sacrée de la mémoire de l’humanité pour se faire valoir, et sa
voiture est une merveille de technologie »
Merveille de technologie qu’est une
voiture, oui nous pouvons le dire. Peut on dire que l’œuvre de
Boltanski soit une merveille de l’intelligence comme pourrait l’être
n’importe quel tableau d’un Jérome Boch ou d’un Léonard de Vinci ou
d’un Poussin il y a en tellement qu’il est impossible de les énuméré
tous et c’est commettre une insulte envers tous ces génies du passé
que de classé Boltanski parmi eux.