C’est justement dans le corps de l’article... Il n’y a aucune raison que le medecin, le boulanger et l’artisan ne soient pas fonctionnaires également, avec un emploi garanti par la nation... ! Mais bon je suppose que vous préféreriez que l’on aligne tous les statuts vers le bas : comme ça tout le monde travaillera pour des intérêts privés, sans moyen de donner le moindre avis (la démocratie mon cul, aurai-je tendance à dire un peu vulgairement, car elle s’arrête aux pieds de l’entreprise : ils appellent ça la gouvernance, dans les entreprises privées, et il est vrai, dans le public aussi de plus en plus, le peu de démocratie y est supprimé petit à petit selon le même modèle que dans notre nouvelle ORTF revival, vous comprenez c’était indirectement le gouvernement qui nommait le Président de l’ORTF, alors, tant qu’à être cynique, autant le faire à fond, ; un exemple parmi d’autres : la réforme des universités ou le Président voit ses pouvoirs renforcés, où les notables régionaux sont de plus en plus représentés dans les Conseils d’Administrations, ainsi que dans les « fondations »). Et advienne que pourra... Une des différences essentielles entre un salarié du privé et du public (titulaire, bien sur), c’est que ce dernier, s’il n’est pas d’accord, peu ouvrir un minimum sa gueule (il ne peut être viré qu’en cas de faute, mais même tout ça, c’est en cours de modification, de toute manière...). Tandis qu’un salarié du privé (ou un contractuel/vacataire du public, et ils sont nombreux...) ne peut en général que dire, s’il veut avoir une chance de conserver, « oui m’ssieu, bien m’ssieu ». Sans compter qu’il y a plus de chance, en travaillant dans le public, de faire des trucs dont on a l’impression qu’ils servent à quelque chose que dans le privé. Sans généraliser non plus car un fonctionnaire, ça fonctionne, pour ainsi dire. ça obéit à des ordres aussi. Il y avait eu il y a quelques temps un sondage IPSOS dont il était ressorti que les trois-quarts des jeunes de 15 à 30 ans interrogés déclaraient « qu’ils aimeraient travailler dans la fonction publique s’ils en avaient l’opportunité ». Etrange non ? Quand on sait qu’il faut passer des concours ou, à par dans la police et l’armée, le taux de réussite est situé entre 0,1 et 15 %, que ces concours n’ont pas lieu tous les mois. Que dans la fonction publique d’Etat, il faut accepter le poste proposé quel qu’il soit et où qu’il soit en France ou attendre que le concours ait lieu à nouveau, il n’y a pas de 13e mois. Que la majorité des employés sont surdiplomés pour les postes qu’ils occupent (catégorie C, par exemple, payé au smic au début, avec la perspective d’arriver à 1400 EUROS en fin de carrière, niveau brevet des colleges. Parmi les personnes que je connais dans cette catégorie, et qui ont entre 25 et 40 ans, personne n’a un niveau d’études inférieur à bac+2, en moyenne bac+5, et certains ont bac+8 ! Sans parler du fait qu’ils font tous du boulot qualifié qui serait payé facilement le double dans le privé). Et comparez les salaires du public et du privé...
Bien à vous M. l’hommelibrequiveutunecagepourtoutlemonde !