Le gouvernement grec vient d’annoncer qu’il réduira le déficit grec de 12,7 % du PIB aujourd’hui ... à 2,8 % en 2012 ! Les investisseurs, eux, ont compris que le gouvernement grec se foutait de la gueule du monde. Les investisseurs continuent à exiger des taux grecs de plus en plus élevés : l’écart entre les taux grecs et les taux allemands continue d’augmenter de plus en plus. A mon avis, cette situation va devenir intenable.
Lundi 8 février 2010 :
Les cures d’austérité annoncées par la Grèce et l’Espagne pour réduire leurs déficits publics risquent désormais de provoquer des tensions sociales dans les deux pays, ce qui pourrait alimenter l’inquiétude des investisseurs.
Les plans d’assainissement budgétaire présentés par Athènes et Madrid n’ont pas encore convaincu les marchés obligataires, sur lesquels la dette grecque continue de faire les frais des craintes qui l’entourent, tandis que l’euro reste sous pression.
La monnaie unique peine à remonter au-dessus de 1,37 dollar, et la livre sterling commence elle aussi à pâtir des craintes de voir les difficultés de la zone euro se propager à l’économie britannique. La devise du Royaume-Uni a ainsi touché son plus bas niveau depuis huit mois et demi contre le billet vert.
Parallèlement, les rendements des obligations grecques, espagnoles et portugaises, creusent leur écart par rapport aux emprunts allemands, la référence pour la zone euro.
Ces écarts (ou « spreads ») représentent la prime qu’exigent les investisseurs pour détenir des emprunts dont le risque de remboursement est jugé plus élevé.
L’écart de taux entre la dette grecque à dix ans et l’allemande s’est creusé à 365 points de base lundi, contre 350 points vendredi.
http://www.lesechos.fr/info/inter/reuters_00228824-greves-en-vue-en-grece-et-en-espagne-contre-les-plans-de-rigueur.htm