@ alsalyes
On ne dira jamais assez le mal que cette institution a pu faire au service public d’Éducation. Et ce ne sont pas des irresponsables qui le disent. Un haut fonctionnaire, M. Toutlemonde, dans son livre « Petite histoire d’un grand ministère », l’a bien analysé.
Certains professeurs à la fin des années 70 et au début des années 80 ont réussi par leur refus collectif à faire trembler cette institution nocive. Mais la soumission aveugle à l’autorité a repris le dessus dans les années 90. Il suffit de voir le désastre où sombre l’école. On a besoin d’un corps d’inspection tel que le décrit François Bayrou pour en arriver là !
L’invention de la Hors-Classe réservée aux prétendus meilleurs (entendons : les meilleurs courtisans) par le ministre Jospin en 1989 (les trotskystes connaissent le coeur des hommes par coeur) qui améliorait l’ordinaire du traitement d’un professeur, a été une belle invention : en en interdisant l’accès à ceux qui refusaient l’inspection pour le simulacre de contrôle qu’elle représentait, l’administration a contraint les professeurs à choisir entre leur porte-feuille et leurs convictions.
Et il est vrai que c’est le plus souvent le porte-feuille qui l’emporte dans ce genre de conflit.
Raison de plus pour rendre hommage à tous ceux qui ont choisi de servir leurs convictions au détriment de leur porte-feuille ! Paul Villach