Pour moi, en tant que femme, le problème ne se situe pas à ce niveau-là.
Les professions qui se sont féminisées (éducation, santé, notamment) se sont féminisées parce que les revenus n’étaient, à un certain moment « euphorique » que des revenus d’appoint, et que le « non gain » s’assortissait d’une certaine sécurité d’emploi.
Par contre, ces situations ont servi de référence à bien des dérives ultérieures.
Ce qui me dérange, dans le cadre actuel, ce sont, bien sûr, dans le privé les différences de traitement à diplômes égaux, entre hommes et femmes. Mais, c’est aussi une nouvelle règle politique qui voudrait que cette parité soit réalisée.
Autant, il est urgent de légiférer pour qu’il y ait égalité des salaires et des droits sur des postes identiques,égalité tout court, autant la « règle » de la parité politique me paraît aberrante. Les femmes sont responsables de charges multiples lorsqu’elles exercent un emploi (travail à l’extérieur, charges domestiques, éducation et surveillance des enfants..) et ne peuvent tout cumuler. Ainsi, lorsqu’on demande qu’il y ait un nombre égal de candidats (hommes et femmes) sur des listes de candidats, le nombre des candidates est tellement inférieur à celui des hommes qu’elles sont souvent plébiscitées d’office, aux dépens d’hommes plus compétents ou que seules les femmes célibataires ou « nanties » (et qui ont le privilège de pouvoir payer un employé ou une employée à domicile) ont la possibilité d’être désignées.
Dans ce cas, elles ne sont pas représentatives de la situation des femmes dans ce pays et ne feront rien pour améliorer leur situation.