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Commentaire de

sur Les Arabes : en attendant que la Démocratie pointe son nez !


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(---.---.208.4) 12 décembre 2006 18:26

L’Islam est-il compatible avec la démocratie et les droits de l’homme ?

« Le système démocratique qui est prédominant dans le monde n’est pas un système approprié pour les peuples de notre région... Le système des élections libres n’est pas approprié à notre pays » Le Roi Fahd d’Arabie Saoudite

Reconnaissons a ce dictateur qui se paraît du titre de Roi qu’il a eu l’honnêteté d’admettre l’incompatibilité de l’Islam et de la démocratie.

Droits de l’homme et Islam

Considérons la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 et comparons-la à la loi et à la doctrine islamique.

Article 1 « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ».

Article 2 « Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation ».

Article 3 « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne »

Article 4 « Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude ; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes »

Commentaires :

(1) en vertu de la loi islamique les femmes sont inférieures aux hommes ; leur témoignage devant un tribunal ne vaut que la moitié de celui d’un homme ; leur liberté de mouvement est strictement limitée, elles ne peuvent pas épouser un non-Musulman

(2) en vertu de la loi islamique les non-musulmans vivant dans les pays musulmans ont un statut inférieur, ils ne peuvent pas témoigner contre un musulman. En Arabie Saoudite, conformément à une sentence de Mahomet « deux religions ne peuvent pas coexister en Arabie », on interdit aux non-musulmans de pratiquer leur religion, de construire des lieux de cultes, de posséder des bibles etc...

(3) les non-croyants : dans les pays musulmans, les athées (sûrement la minorité la plus négligée dans l’histoire) n’ont pas « droit à la vie ». Ils doivent être tués. Les théologiens musulmans divisent généralement les péchés en grands et petits péchés. Des dix-sept grands péchés, l’incroyance est le pire : plus honteux que le meurtre, le vol, l’adultère etc....

(4) l’esclavage est présent dans le Coran. Il permet aux musulmans de vivre en concubinage avec n’importe laquelle de leurs esclaves femelles ; il leur permet de violer des femmes mariées pourvu qu’elles soient des esclaves.

Article 5 Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Commentaire :

(1) nous connaissons la panoplie des punitions pour les transgresseurs de la loi sainte : amputations, crucifixion, lapidation, bastonnade. Un musulman pourrait arguer du fait que peu de pays musulmans les pratiquent mais en sont-elles moins inhumaines ? De même un musulman pourrait affirmer que ces châtiments sont d’origine divine et ne doivent pas être jugés selon des critères humains pourtant selon des normes humaines, ils SONT inhumains.

Article 6 Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.

La notion même d’individu qui peut faire un choix et est moralement responsable de ses actes n’existe pas dans l’Islam ; de même que la notion des droits de l’homme.

Articles 7. 8. 9, 10, 11 relatifs au droit d’un accusé à un traitement équitable. Commentaires :

(1) Les considérations de bonne foi, d’équité, de justice, de vérité, et ainsi de suite ne jouent qu’un rôle subalterne dans la charia.

(2) la vengeance privée est officiellement autorisée, bien qu’un dédommagement en argent soit également possible.

(3) En Islam les procédures judiciaires peuvent difficilement être qualifiées d’impartiales ou d’honnêtes car en matière de témoignages toutes sortes d’injustices existent. Un non-musulman ne peut pas témoigner contre un musulman. Ainsi, un musulman peut voler impunément un non-musulman s’il n’y a aucun témoin musulman. Le témoignage des femmes musulmanes n’est que très exceptionnellement admis et seulement si elles sont deux fois plus nombreuses que les témoins masculins.

Article 16 : relatif au mariage des hommes et des femmes

Commentaire

(1) sous l’Islam les femmes n’ont pas l’égalité des droits : elles ne sont pas libres de se marier avec qui elles le souhaitent, les procédures du divorce les défavorisent.

Article 18 « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites ».

Commentaires :

(1) Il est tout à fait clair que sous l’Islam, un musulman n’a pas le droit de changer de religion. Appliquant le système du deux poids deux mesures, les musulmans sont tout à fait ravis d’accepter des convertis à leur religion, mais un musulman ne peut pas se convertir à une autre religion ; ceci serait une apostasie punissable de mort. Voici comment le grand commentateur Baydawi (1291) voit les choses « Quiconque se détourne de sa croyance, ouvertement ou secrètement, prenez-le et tuez-le où que vous le trouviez, comme n’importe quel infidèle. Rejetez-le complètement. N’acceptez aucune intervention à son égard ».

(2) Pour des raisons évidentes il est difficile d’établir des statistiques portant sur les conversions de musulmans à d’autres religions, et donc sur l’apostasie dans le monde islamique. Il faut cependant tordre le cou au mythe selon lequel les musulmans seraient impossibles à convertir. Au contraire nous avons d’abondants témoignages de milliers de musulmans contemporains abandonnant L’Islam pour le Christianisme. Rien qu’en France, dans les années 90, il y avait deux ou trois cents conversions au christianisme TOUS LES ANS. En Egypte des conversions se produisent suffisamment fréquemment que pour irriter les responsables musulmans et mobiliser l’opinion musulmane conservatrice en faveur de propositions de loi appliquant la peine de mort pour l’apostasie. Etc ...

(3) ceux qui se convertissent au christianisme et choisissent rester dans leur pays s’exposent personnellement à un grand danger. Le converti se voit dénié la plupart de ses droits : ses papiers d’identité lui sont souvent confisqués de sorte qu’il a des difficultés à quitter son pays ; son mariage est déclaré nul et non avenu, la garde de ses enfants lui est retirée et ils sont placés chez des musulmans, il perd ses droits à l’héritage. Souvent la famille de l’apostat prendra l’affaire en main et l’assassinera purement et simplement ; la famille bénéficiera naturellement de l’impunité.

Article 19 « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit ».

Commentaires

(1) les droits proclamés aux articles 18 et 19 sont complètement bafoués en Iran, au Pakistan et en Arabie Saoudite. Dans ces trois pays qui forment le tiercé de tête de l’intolérance religieuse mondiale, les droits des minorités sont totalement niés. Ces trois pays justifient leurs actes en se référant à la charia. Les chrétiens de ces pays sont fréquemment arrêtés pour blasphème et leurs droits niés. Voici comment Amnesty International décrit la situation en Arabie Saoudite : « des centaines de chrétiens, y compris des femmes et des enfants ont été arrêtés et détenus au cours des trois passés années, la plupart du temps sans motifs, uniquement pour avoir exprimé paisiblement leur croyance religieuse. La torture est courante durant la détention... La simple possession d’objets religieux non-islamiques - y compris les bibles, chapelets, croix et les images du Christ est interdite et de tels articles peuvent être confisqués. »AINO 62 Juillet/Août 1993 De même beaucoup de musulmans de chiites sont harcelés, arrêtés, torturés et dans certains cas, décapités. Par exemple, le 3 septembre 1992 Sadiq Abdul Karim Malallah a été décapité en public à Al Qatif après avoir été condamné pour apostasie et blasphème. Sadiq, un musulman chiite, a été arrêté en 1988 pour avoir lancé des pierres sur un poste de police, puis a été accusé d’avoir introduit une bible dans le pays. Il était maintenu en isolement et torturé. " La situation des Ahmadis du Pakistan est assez similaire. Le mouvement Ahmadiyya a été fondé par Mirza Ghulam Ahmed (mort en 1908) qui est considéré comme un prophète par ses adeptes. Amnesty International résume leur situation de cette manière : « Les Ahmadis se considèrent comme des musulmans mais sont tenus comme hérétiques par les musulmans orthodoxes parce qu’ils appellent le fondateur de leur mouvement Al Masih [ le Messie ] : ceci implique que Mahomet n’est pas le sceau des prophètes comme l’Islam orthodoxe l’affirme (c-a-d. le prophète qui a diffusé le message final de Dieu à l’humanité). Selon les Ahmadis leur foi n’implique pas la réfutation du statut du prophète Mahomet parce que Mirza Ghulam Ahmed n’a pas prétendu apporter une nouvelle révélation divine qui pourrait s’ajouter ou se substituer au Coran. Mirza Ghulam Ahmed se considérait comme un mahdi, une réapparition du prophète Mahomet, et pensait que sa mission était de rétablir l’Islam. En raison de ces divergences, les Ahmadis sont l’objet de discriminations et de persécutions dans plusieurs pays islamiques. Dans le milieu des années 70, la World Muslim League basée en Arabie Saoudite a invité les gouvernements musulmans du monde entier à agir contre les Ahmadis. Les Ahmadis sont depuis lors interdit en Arabie Saoudite. » Depuis la naissance du Pakistan, les Ahmadis ont été soumis à un harcèlement qui, occasionnellement, a dégénéré en pogroms. Les choses ont encore empiré pour eux, quand Le général Zia UL Haq est parvenu au pouvoir après un coup d’état en 1977. Il a alors lancé une politique d’Islamisation et de persécutions à l’égard des Ahmadis. En 1984 une nouvelle législation visant explicitement ces hérétiques (dixit) a été introduite. Dorénavant, un Ahmadi ne peut plus se qualifier de musulman et de nombreux Ahmadis ont été inculpés et sévèrement condamné en application du code pénal du Pakistan. Ainsi un Ahmadi peut être emprisonné et même condamné à mort juste pour avoir exercé son droit à la liberté religieuse incluant le droit de proclamer sa religion. Il est important de se rendre compte que cette attitude envers des « hérétiques » est une conséquence logique de la position musulmane orthodoxe selon laquelle Mahomet est le sceau des prophètes, l’Islam l’expression la plus parfaite et la plus achevée du dessein de Dieu pour l’humanité et qu’en dehors de cet Islam le salut n’est pas possible.

(2) le blasphème envers Dieu et le prophète sont punissables de mort en Islam. De nos jours, le blasphème est devenu pour les gouvernements musulmans un outil commode pour museler toute opposition ; et pour les particuliers c’est un instrument pour régler des comptes personnels sous prétexte de démasquer et punir « l’hérésie ». Un article du « The Economist » dévoile la manipulation de la notion de « blasphème » au Pakistan : « un jugement de la Haute Cour de Lahore inquiète les chrétiens du Pakistan. La cour a récemment décidé que les lois du Pakistan relatives au blasphème sont applicables à tous les prophètes de l’Islam. Jésus est considéré comme un prophète dans l’enseignement islamique. En adorant Jésus en tant que fils de Dieu, les chrétiens pourraient être considérés comme commettant un blasphème....Il y a environ de 1,2 million de Chrétiens au Pakistan sur d’une population de 120 millions. Bon nombre d’entre eux sont de basse caste, effectuant les travaux serviles. Certains ont souffert pour leur croyance. Tahir Iqbal, un mécanicien de l’Armée de l’Air qui s’est converti au christianisme et a été inculpé de blasphème, est mystérieusement mort en prison en attendant son jugement. Manzoor Masih a été accusé de blasphème, pourchassé et massacré en rue.... Les observateurs des droits de l’homme disent qu’il y a souvent derrière ces accusation une rivalité sectaire ou politique, un conflit de propriété ou la concurrence pour un emploi » [7 mai 1994 ]

Article 23.1 Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.

Commentaire

(1) les femmes ne sont pas libres de choisir leur profession sous l’Islam, certains emplois leur sont interdits, même dans des pays musulmans réputés libéraux. L’Islam orthodoxe interdit aux femmes de travailler en dehors de la maison.

(2) les non-musulmans ne peuvent pas accéder à certains emplois dans les pays musulmans. Un exemple récent en Arabie Saoudite l’illustre. Des employés musulmans d’une compagnie saoudienne ont été choqués quand le propriétaire musulman a nommé un nouveau directeur qui était chrétien. Les musulmans ont exigé une fatwa déterminant s’il était permis qu’un chrétien ait autorité sur eux. Le cheik Mannaa K. Al Qubtan de l’université islamique de Riyad a déclaré qu’il était intolérable qu’en terre d’Islam des non-musulmans puissent avoir autorité sur des musulmans."

Article 26 relatif au droit à l’éducation.

Commentaire

(1) Certaines études sont refusées aux femmes

Conclusion :

Les militants islamiques se rendent parfaitement compte de l’incompatibilité de l’Islam et de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1948. Ils ont donc pondu leur « Déclaration Islamique des Droits de l’Homme » qui supprime toutes les libertés en contradiction avec les lois islamiques mais le plus préoccupant est que, sous la pression des pays musulmans, dans la « Déclaration sur l’élimination de toutes les formes d’intolérance et de discrimination fondées sur la religion ou la conviction » de Novembre 1981,toute référence au droit de changer de religion a été éliminée et ramenée au droit de pratiquer une religion.


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