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Commentaire de Serpico

sur A Alger, hier est aujourd'hui


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Serpico Serpico 30 mars 2010 18:00

Cher Ahmed 8000 et quelques :

Ne nous énervons pas !

L’auteur n’a pas utilisé la video : il en a donné l’adresse. Ce n’est pas la même chose. Elle est publiée et en faisant cela, il envoie des gens visionner votre oeuvre.

Pour le reste, même si je n’ai pas encore vu cette video, il faut reconnaître que la ville d’Alger -comme la plupart des grandes villes algériennes- est pétrifiée en une image du passé sans vraiment le reproduire. Je veux dire que ce n’est pas un musée.

Il y a quelques petites erreurs d’interprétation commises par l’auteur, notamment en ce qui concerne les pauvres qui habiteraient la Casbah ou les riches qui auraient déserté le centre-ville, mais dans l’ensemble, je crois que c’est dû à ce que renvoie votre video, le tableau n’est pas loin de la réalité.

Les piétons traversent comme des kamikazes pendant que les automobilistes ont l’air de jouer à qui ne loupera pas le piéton. La circulation à Alger est cauchemardesque et c’est un habitué d’Alger qui vous le dit. Ni feu rouge ni Sidi Zekri (autre nom de Jesus-Christ :) ).

Les voitures ont même parfois l’air de traverser la rue comme des piétons. C’est à qui mieux mieux.

Sans parler de la signalisation aussi fantaisiste que loufoque parfois avec son orthographe approximative et sa précision douteuse.

Et l’auteur ne parle pas de la crasse omniprésente et envahissante. Une plaie.

Les algéroises sortent beaucoup, c’est vrai.

Les boutiques, c’est mon seul plaisir à Alger, il y en a qui ne ferment pratiquement pas.

Mais dans l’ensemble, Alger est figée. Toute l’Algérie est figée.

Quand on construit, on opère comme des techniciens froids et sans âme. L’architecture est aléatoire ou franchement horrible. Les maisons sont des figures géométriques.

Tout le pays ressemble à une base de vie. Tout y a l’air précaire comme si tout le monde devait quitter les lieux à un moment ou à un autre.

cela rappelle furieusement les bases de vie pétrolières : pas d’âme, pas de vie vraie.

L’artisanat est mort. La culture est morte. Il n’y a plus que le clinquant et les souks Dubai et autres Taiwan.

C’est un pays qui crève de sa belle mort et les journalistes chargés de mission ne font qu’enfumer le bon peuple.


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