Vous ne pouvez pas mettre dans le même sac les banques, les constructeurs automobiles et les compagnies du transport aérien : là où les premières affichaient avant la crise qu’elles ont largement contribué à faire exister, une santé éclatante, les autres ne vont pas très bien. EN ce qui concerne les compagnies aériennes, le trafic est en baisse, le prix du pétrole fait du yo-yo, les compagnies low-cost prennent une part croissante du gâteau. Le résultat, ce sont des compagnies qui ferment, et, au final, des emplois perdus (souvenez vous par exemple du feuilleton Air Littoral).
La santé des compagnies aériennes va même bien au-delà de leur propre sort : la non-desserte pas une compagnie aérienne d’une ville touristique, c’est moins de touristes, et, là encore, des emplois perdus.
Il ne faut pas tout mélanger, tous les secteurs économiques ne sont pas phagocytés par des gens avides, cupides et irresponsables, et certains secteurs économiques sont pourvoyeurs importants d’emplois.
Ceci étant dit, je pense que ces divers épisodes où les Etats viennent au secours d’intérêts privés doivent faire réflechir à la façon de le faire à l’avenir. Aujourd’hui, ces apports d’argent frais ne sont pas très structurés, ils se règlent au cas par cas : il faudrait les institutionnaliser. Fixer les règles de fonctionnement de ces apports, définir les exigences de ce créancier particulier qu’est l’État (avant de venir pleurer, les entreprises sauront à quoi elles s’engagent), etc.