Si cela intéresse l’auteur, je dispose d’une mine fabuleuse : Ce sont les « histoires de vie » des héritiers directs de ces « Hussards noirs » de la République. Ce sont des hommes, essentiellement, qui avaient commencé leur carrière d’instituteurs à la fin des années 30 ou au début des années 40 et qui avaient été les élèves de ces « Hussards noirs ».
La manière dont ils « sanctifient » tous l’Ecole publique, laïque et républicaine, (« qui devait venir à bout de toutes les discriminations », étant donné que « la plus grande misère du pauvre était l’ignorance »...), la dette dont ils se sentaient redevables vis à vis de cette Ecole qui leur avait permis d’échapper (grâce à l’EN, et à des études secondaires gratuites) à la misère qu’ils avaient connue dans leur enfance, la haute qualité morale dont tous font preuve, leur investissement dans la vie publique... laissent bien rêveurs en cette période où tout n’est que laxisme, paillettes, argent facile et futilité.
Je me suis souvent promise d’en tirer un ouvrage (J’ai utilisé ces histoires de vie pour ma recherche, mais cela reste très théorique et interne à notre Université) ... Je ne m’y suis toujours pas attelée. Je dois manquer de courage ! Pourtant, ils mériteraient d’être connus du public ! L’image vécue et authentique qu’ils offrent de « Leur Ecole » pourrait inspirer autrement bien des enseignants d’aujourd’hui. Par contre, elle laisserait de marbre les démolisseurs politiques qui la dépècent en connaissance de cause depuis les années 80 !