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Commentaire de Numero 19

sur Sur Internet, on n'envisage pas l'anonymat


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Numero 19 Numero 19 28 mai 2010 13:59

Des lois faites par des gens qui ne sont ni acteurs, ni mêmes spectateurs du net, et donc qui n’y comprennent rien, ces lois plaisent à quelques industries, gonflent l’ego de celui qui les propose, et déplaisent au peuple qui est acteur et spectateur du net.
Lorsque le législateur est en décalage complet avec le citoyen, peut-on encore parler de démocratie ?

Quand on manque de jugeotte et que l’on n’y comprend rien, on fait des lois qui ne corrigeront rien (déjà, prouvez-moi que l’IP qui a écrit le message xxx est bien la mienne et pas une IP falsifiée/spoofée), voire pire : légiférer, c’est pousser l’internaute à se cacher plus profondément dans le net, à se forger des outils de plus en plus furtifs, de mieux crypter ses flux, à apprendre à se servir des proxies.
Ces outils, créés par des gens honnêtes pour esquiver la loi et garder une petite liberté, servent très bien les pédophiles et autres haineux de tous bords.

Grâce à ce type d’ignare, j’ai à ma disposition une bonne panoplie d’outils pour accéder aux darknets. Et dieu sait ce que je peux en faire. Mais le législateur, non.

Sur les imageboards *chan, on est anonymes. On dit ce qu’on veut. Le résultat ? Des gens cultivés qui disent ce qu’ils pensent, un humour parfois potache, une sincérité à toute épreuve. Du racisme ? Bah oui, mais il faut être complètement abruti pour nier les différences entre les gens, et puis ça reste de la blague bien lourde. Le racisme disparaît quand le sujet devient sérieux.
Être sincère avec soi même et les autres, décrire la réalité des choses, rire sans tabous, se moquer des conventions, pouvoir parler de ses problèmes et avoir des interlocuteurs qui ne vous jugeront pas personnellement.
Un soir, un type nous annonçait qu’il allait se suicider parce qu’il avait perdu pas mal de choses peu avant (sa copine a dû déménager, sa grand mère qui est son seul semblant de famille est morte, il venait de perdre son boulot). Alors on a un peu essayé de le dissuader. Puis on lui a dit au revoir. Le genre de confidence et de discussion qui n’est permis que par l’anonymat.


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