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Commentaire de Verdi

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Verdi Verdi 12 juin 2010 14:51

« Dans l’esprit de ses fondateurs, la retraite était une assurance de fin de vie pour que les parents ne soient pas individuellement à la charge de leurs enfants. L’espérance de vie étant passée, en quelques décennies, de 68 ans à 80 ans, il est donc logique de reculer l’âge de départ en retraite car partir à 55 ou 60 ans, c’est très loin, fort heureusement, de partir en fin de vie. »

Que de contrevérités dans ces affirmations. D’abord, la retraite n’a pas été créée dans cet esprit. Ce que vous prétendez relève de la bienpensance catholique (très commode pour les patrons) éloignée des considérations réelles qui, après des luttes syndicales acharnées, ont fait prendre conscience au monde salarié de la précarité de son existence, et de la nécessité de se ménager un temps de repos pour vivre le mieux possible sa fin de vie. Mais combien, y compris aujourd’hui, ne parviennent même pas à l’âge de la retraite...
L’espérance de vie ! Le grand argument des chantres de la retraite à 100 ans...
De quelle espérance de vie parle-t-on ? De celle des cadres de la CFTC ? La manipulation outrancière des statistiques vise à gommer les disparités importantes. Pas seulement en fonction de la pénibilité du travail, mais aussi parce que les êtres humains ont une force très inégale face à la maladie et aux aléas de la vie. Le stress, par exemple, est un tueur silencieux sur la durée, même si le travail n’est pas considéré pénible. 
Un proverbe dit : « celui qui veut tuer son chien, l’accuse de la rage ».
En réalité, pour fragiliser le salarié, les fascistes sarkoziens veulent massacrer l’emblème du progrès social et humain qu’est la retraite à 60 ans. Pour y parvenir, tous les arguments, surtout les plus fallacieux, sont bons... Raison de plus pour refuser tout compromis. 


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