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Commentaire de mmarvin

sur Peloton d'exécution pour un condamné en Utah


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Mmarvinbear mmarvin 19 juin 2010 20:34

« La peine de mort a déjà un avantage que vous ne pouvez pas nier. Elle élimine de la circulation des individus dangereux et protège les victimes de tous les récidivistes. Sans elle, il y a toujours un député félon pour relâcher avant l’heure un criminel. »  : Si la mort était tellement dissuasive, pourquoi alors les pays qui ont le plus fort taux de criminalité sont aussi ceux qui ont la mort dans leur arsenal judiciaire ?

A l’inverse, les Etats qui l’ont supprimé ont vu le taux de criminalité baisser.


La mort ne protège pas. Elle n’a jamais protégé quiconque et elle ne le fera jamais. Le criminel décapité est simplement remplacé par un autre. Celui qui croit être protégé ainsi se berce d’illusions.


La « sécurité » est une invention de la droite pour sa campagne électorale, promettant, en échange des voix, paix et tranquilité, au prix de la libéralisation sauvage de l’économie.


Ni le RPR, ni l’UMP, qui ont fait de l’insécurité leurs chevaux de batailles, n’ont réussi, ou même fait quoi que ce soit pour lutter contre : une société qui aura peur sera plus tentée de voter pour eux. L’insécurité est doucement entretenue à dessein : les effectifs de la police sont ajustés à la baisse pour permettre à la délinquance d’être suffisamment visible. Pour que le gouvernement ne soit pas tenu responsable, les médias seront gentils de sous-entendre que tout est de la faute de la Gauche, qui tient les départements et les régions, alors que ces entités administratives n’ont aucun rôle à jouer dans la sécurité intérieure.


Pendant des siècles, la mort était publique. Le faux-monnayeur était jeté dans de l’huile bouillante sur la place du marché à une heure de grande affluence et une grande publicité était faite autour de l’exécution. Les mères menaient leurs enfants turbulents leur rpomettant de finir ainsi s’ils ne devenaient pas sages.


Et vous savez quoi ?

Un bon nombre finissaient ainsi en place de Grève.


La mort publique de leur prédecesseur ne les avaient pas dissuadés, bien au contraire !


Robert Badinter, à juste titre, a rappellé que dans la foule qui hurlait « à mort » à l’encontre de Buffet et Bontemps, il y avait un certain Patrick Henry, qui dix ans après allait étrangler un garçon de huit ans après l’avoir enlevé pour en tirer rançon.

En quoi la mort de Buffet et Bomtemps aura t-elle été instructive ?

En rien.


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