Votre optimisme est tout à votre honneur. Quant à moi, je ne pense pas que le régime communiste se caractérisait par « zéro inégalité », sinon par l’accaparement du pouvoir par des apparatchiks qui se sont opportunément converti au libéralisme et à l’économie de marché quand ils ont senti le vent tourné.
Je tenais par ailleurs pour acquis que cette idée un peu simpliste, selon laquelle l’enrichissement des déjà-super-riches était un principe universel de progrès pour nos sociétés, avait sérieusement pris du plomb dans l’aile depuis la crise de 2007.
Personnellement, je ne crois pas à cette vertu que vous attribuez aux riches.
Concernant la Roumanie, je ne crois pas que les consommations ostentatoires des plus riches roumains bénéficient mécaniquement à l’économie nationale (Sinon à Porsche Roumanie, mais à défaut d’impôt sur l’activité des sociétés, les bénéfices seront bien gentiment rapatriés aux possesseurs de l’entreprise).
Ni que leurs investissements soit nécessairement productifs (un indice : parmi les plus riches roumains, nombreux sont ceux qui ont fait fortune grâce à la spéculation immobilière).
Ne croyant pas à la vertu immanente du capital, ni aux appels à « plus d’éthique », je crois qu’il faut des mécanismes objectifs pour permettre la redistribution nécessaire des richesse et un fonctionnement à peu près correct de l’économie. Ca passe entre autres par la taxation des hauts revenus, mais aussi par l’organisation de services communs (santé, éducation etc.) pour permettre à tous de vivre correctement.