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Commentaire de easy

sur Zemmour ne me dérange pas


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easy easy 7 octobre 2010 18:10


Ah bin je profite du sujet pour aborder la question de la RACE


RACE, concernant les être humains, ça existe ou pas ?

Moi je suis eurasien, donc mélange de race inside.

J’ai évidemment été insulté là-bas de blanc, ici de jaune. Mais je sais mettre un drap dessus.
Reste la question, que je ne m’étais jamais posée jusque là : les races humaines, déterminées par des groupes visiblements différenciés (groupes finalement beaucoup plus nombreux que 2, 4 ou 5, ça existe ou pas ?
Mon avis était que bin oui, ça existe, comme on sait faire la différence entre un caniche et un labrador, on sait faire la différence entre un gus genre Géronimo et un gus genre Laurence d’Arabie.
Etant entendu, que je me tapais complètement de savoir si caniche et labrador ont des gènes qui sont différents et idem pour les humains. Je me tape de la question génétique. Je sais, je savais en tous cas, que scopiquement parlant, je, tu, il, nous, vous, ils savent faire la différence entre un jaune et un blanc, entre un noir d’afrique centrale et un magrhébin.
Si catho et musulmans savent se différencier, si gauchistes et droitistes savent se différencier, si riches et pauvres savent se différencier, ce n’est pas sur contrôle des gènes, c’est par des tas de choses que chacun veut ou pas exprimer (à son corps défendant ou non, volontairement ou non, consciemment ou non).

Je n’ai jamais considéré qu’un labrador valait plus ou moins cher qu’un caniche. mais je sais que je sais voir la différence et je sais que je peux dire, sans risque d’aller en prison ou d’être accusé de je ne sais quoi par des finasseurs ou des hypercritiques, qu’ils sont de deux « machins » différents et que le mot race en vaut un autre à la place de « machin » .

Je ne vois aucun inconvénient à dire que mon père et ma mère sont de la même espèce et qu’ils sont de deux races différentes.
Est-il besoin de m’appesantir sur le fait que je n’ai pas idée de classer leurs races en termes de valeur (mais qu’il pourrait bien me venir à l’idée de leur accorder d’éventuelles propriétés ou performances si par hasard je decouvrais - en toute pifométrie bien comprise - que les jaunes grimpent mieux arbres et font mieux les calculs pendant que les blancs nagent mieux et font de meilleurs discours) ?

J’ai eu à souffrir du racisme (surtout de la part des enfants, il faut le dire) mais j’ai toujours considéré que ce n’était pas en déniant la différence visible entre les types ou races ou sous-espèces ou genres d’hommes qu’on résoudra le racisme.



J’ai donc, comme acquis, par expérience, par vécu que oui les RACES existent.

Mais alors qu’est-ce que Zemmour aurait dit d’impossible, que personne n’a semblé approuver mais que personne n’a non plus élucidé, éclairci, mis au point. ?

Oh non de Dieu,, serais-je en train de dire un mot devenu tabou après avoir été si longtemps source d’éclairement ?







Cela posé concernant les RACES (et peu m’en chaut de ce qu’en disent les dicos qui virent de bord selon le vent porteur) j’ai aussi à dire concernant le racisme.
 
J’en vois de plusieurs sortes dont deux essentielles.
Une sorte de racisme est sourd, latent, contenu, autocensuré. Il aboutit au principe selon lequel ce raciste là ne dit jamais rien contre les autres races mais n’envisage pas de marier ses enfants au-delà de sa propre race. Je trouve ce racisme normal et peu toxique, peu conflictuel. Mais je ne perds pas de vue qu’à la moindre tension collective ou misère groupale, il peut se transformer vers la seconde sorte de racisme (avec tous les degrés qu’une telle transformation suppose, depuis la plus passive jusqu’à lea plus zélée)

L’autre sorte de racisme est celui qui déborde, exulte et est érigé en raison de vivre ou en mot d’ordre. Là il s’agit de vivre pour tuer ou réduire ou dominer les autres races et cela où qu’elles se trouvent, dans le cas le plus extrême. En tant qu’attitude ou philosophie arborée constamment par quelqu’un, elle me semble très rare de nos jours. Je ne l’ai en tous cas pas encore rencontrée personnellement (mais j’en ai vu à la télé, comme on dit)


Je remarque que depuis la nuit des temps, sans qu’il ait été spécialement fait mention des races ou ethnies ou tribues, des groupes d’hommes (homogènes en aspect physique, en métaphysique et en culture) ont trouvé sens, espérance, développement, solution ou remède en allant manger sur la tête d’autres groupes, situés un peu plus loin voire beaucoup plus loin.
Mettons donc qu’avant Darwin qui a eu le dont de foutre la pagaille ou au moins de semer le trouble, on s’en moquait de la question des races ou couleurs, mais on n’en allait pas moins au-delà de nos murs pour croquer de l’Autre et se faire du gras sur son compte. Alexandre le Grand n’a peut-être jamais rien dit qui puisse de nos jours être considéré comme pensée raciste(d’autant qu’il s’était marié à une différente et contre l’avis des siens, avis cette fois plus nettement raciste même si on peut y lire des préoccupations plus stratégico-politiques) Mais il a néanmoins fait avancer la machine de l’espoir macédonien en piétinant d’autres peuplades, visiblement différentes (en tout prétexte sécuritaire ou vengeresque ou conquérant bien compris).

Jusqu’à la colonisation, mettons donc jusqu’en 1960, le monde Occidental a fondé ses espérances sur le principe de conquête et de mise sous tutelle de gens d’allure différente et donc considérées comme inférieurs en termes de valeurs « la vie d’un des nôtres vaut plus cher que la vie des autres »
Jusqu’en 1960 donc, les pays ou peuples à tradition agressives ont réussi à garder le moral, à éviter la panique morale aussi, sur ces bases conquérantes et racistes (même si le concept n’était pas encore éclairci ou discuté). Jusque là, ces peuples s’autoproclamant (forcément) supérieurs aux autres, ont pu envisager un futur meilleur, des enfants plus performants et mieux lotis. De millénaire en millénaire, dans ces régions, on s’est mis à croire en la signature, en la dette (qui avait de fortes chances d’être remboursée). Le papier valant de plus en plus cher par rapport à l’or.
On avait confiance, on accordait crédit, on faisait crédit, on prenait crédit, on créditait(positivement) un conquérant, pas une personne dévolue à être croquée.


Est-ce un hasard, mais depuis que bouffer sur la tête des autres n’est plus possible (sauf à bien le dissimuler sous un fatras d’astuces) depuis que dans ces pays autrefois conquéristes on en est réduit à se bouffer les uns les autres pour bouffer, le moral est en berne, on ne croit plus au Futur, plus en la capacité de la jeunesse à rembourser et on convertit tout ce qu’on possède en ferraille blanche, jaune ou rouge.

Si tel est bien le cas, je veux dire s’il existe bien une relation entre racisme et espoir-confiance-futur, c’est que dans ces pays on est bien prédateur (ce qui n’est pas forcément le diable en soi mais une nature comme une autre) et que le racisme ou la pensée qu’on peut ou doit bouffer l’énergie d’autrui (en termes collectifs, quand les sentiments individuels convergent et coagulent cet autrui devient l’autre peuple, l’autre race) n’est pas forcément diabolique non plus. 

Je suis iréniste mais je conçois que ce n’est qu’une philosophie, elle n’est pas forcément LA soluce. Je déteste la guerre et ses massacres mais je sais que ce n’est qu’une allergie personnelle.






Dans le prolongement d’un des scandales Zemmour, je pose donc la question : oui ou non est-il désormais interdit de reconnaître l’existence de races différentes ?
Et est-ce-que le racisme est si diabolique, nouveau ou anormal alors qu’hormis la période récente, très dépressive, il a toujours prévalu dans notre contrée et fait ou participé à sa gloire passée ?

Ou alors. Est-il possible, en n’étant que raciste silencieux et policé, de recouvrer l’espoir d’antant, croire de nouveau en la jeunesse d’ici ?

Ou alors. Y a-t-il une corrélation entre la perte de confiance que nous avons en notre jeunesse (ici) et la violence qu’à défaut de s’autoriser à exprimer envers un Autre, elle retroune contre elle-même (à comparer avec des loups qui, enfermés entre eux, sont forcés de s’entre dévorer) ?

Ou alors. Est-ce qu’en interdisant à la jeunesse de cette contrée de se prétendre supérieure à d’autres, on lui offre certes plus de paix mais aussi plus de limites, bien trop de limites ?
Ou encore. Est-ce qu’en l’ayant rendue bigarée, métissée comme jamais, donc confuse, indifférenciable, on lui a structurellement interdit de tirer profit de l’énergie d’un Autre au loin ou naturellement interdit le principe de supériorité naturelle/atavique ?


C’est qu’on fait régulièrement appel à nos TRADITIONS pour justifier toute position en babines retroussées, y compris en tranchées. Et en tête des traditions d’ici, il y a eu la conquête et la domination ; avec ses hauts et ses revers certes, m’enfin cette idée force restait bien présente n’est-il pas ?


Que veut dire cette convocation de plus en plus pressante de nos traditions au regard de leur composante fondamentalement conquérante, suffisante et dominatrice ?
Peut-on convoquer de manière de plus en plus hystérique nos traditions sans en appeler implicitement ou automatiquement (même sans le faire exprès) à un retour à l’ancien ordre des choses où l’on était alors supérieur et destné à gouverner le monde pour le civiliser à l’aune de notre fouet ?




Bon, convenons qu’il soit impossible, éthiquement et structurellement impossible de revenir au racisme, même pas en fort Chabrol. Est-il possible de trouver une voie égalitariste nous permettant de croire d’avantage en la signature de nos enfants sur un papier qu’en un coffre rempli de pièces d’or ?


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