Bonsoir Al batar et Yvance,
J’admets vois plus de différences entre certains chiens ou pigeons qu’entre certains humains. Mais d’une part ça relève de la poésie dans les deux cas, d’autre part, vous le savez, la moindre nuance est perçue identitaire par chacun au sein d’une espèce ou race donnée. je ne sais pas faire la différence entre les deux caniches de ma concierge mais elle, je le distingue parmi des milliards de femmes.
Et puis, vous envoyez vers la science. Vers l’enquête génétique. Ouille, si pour discuter de notre humanité il fallait nous analyser sperme et chromosomes, on devra aussi mesurer au sondomètre la qualité de notre amour poiur notre mère.
Je vous en supplie, laissez la science au pétrole et veuillez considérer qu’elle s’est déjà bien trop mêlé de scienticiser notre âme en faisant de la timidité un trouble de l’anxiété sociale numéroté300.23, de la perte d’un proche un trouble dépressif majeur repéré 296.2, de la nostalgie un trouble d’angoisse de séparation noté 309.21...
Je vous rappelle, les amis, qu’à la grande époque du racisme, aucun supérieur ne prétendait être fait d’une matière différente des inférieurs. Alexandre le Grand, en tous cas, a largement réduit les autres sans jamais s’attarder sur les différences génétiques ou anthropométriques. En fait, il était même de bon aloi de soumettre, de réduire en esclavage des gens bien foutus et balaises (ça augmentait la valeur du dominant)
Le racisme existait sans être pour autant conceptualisé ni repéré ni stigmatisé et cela bien avant la science, puis bien après aussi. La science qui se pose en arbitre absolue de toutes choses, n’est rien et ne peut rien sur ce thème. Ou alors ce sont les non scientifiques qui lui en accordent trop (quand ça les arrange, comme pour le réchauffement climatique)
C’est vers les Lumières qu’on a commencé à lire des assertions de gens comme Cuvier, allant à dire que la peau des autres était chais pas quoi mais de vilaine nature (épaisse et raide comme du carton en parlant des Hottentots, cheveux indémêlables...)
Non vraiment, il n’y a eu que très peu d’allégations allant dans le sens d’une différence de qualité de constitution. Etant admis qu’un cheval, un chien, un porc étaient considérés comme étant d’aussi bonne constitution qu’un roi.
C’est donc par un biais quasiment sophiste que la science récente l’a encore ramené comme pour prouver, à l’inverse de Cuvier, que le racisme n’avait pas de fondements (scientifiques ?) du fait des grandes similtudes génétiques entre les ...races. (mah, il fallait bien ça après l’enfumage des racistes anthropométristes de Cuvier aux Nazis)
Ce biais de la grande similiture génétique, nous nous y accrochons pour soutenir notre discours antiraciste, mais il vole en éclat quand on se sent misérable et qu’on ressent le besoin de s’en prendre à l’autre, qu’il soit Tutsi ou Hutu. Quand on est en colère, le millionnième de différence génétique fait l’affaire pour tuer.
Les Roms, ils ont été virés malgré leur très grande proximité génétique n’est-ce pas ?
Si les écarts génétiques entre caucasiens et asiatiques sont faibles, c’est une faiblesse valant celle qu’il y a entre les gorilles et les humains.
Quand je vois comment on traite nos cousins génétiques en prison alors qu’innocents, je me dis que l’anti-racisme par la génétique est une démonstration par dépit et versant dans l’hypercritique (on s’accroche à la moindre faille pour foutre en l’air un édifice pourtant largement fondé)
Non mes amis, la science ne peut rien contre le constat que font mes yeux : ma mère est d’une race et mon père d’une autre.
Et je maintiens qu’on ne lutte pas efficacement contre le racisme en commençant par un déni de diffdérence.
Mais si ça vous arrange que je vire le mot race pour le remplacer par un autre, ouh la la, ça ne me dérange pas du tout.
Par quoi ? Caractère ? Bin OK, ma mère est de caractère blanc et mon père de caractère jaune.
Et moi un bâtard.
Ah oui paske là encore ya un autre problème. C’est que de discours ceci en discours cela, on peut toujours théoriser sur la supériorité de sa race, mais quid des bâtards.
Il est fait tant de louanges sur la pureté d’une race que ... pour les bâtards....ils sont où les bâtards pendant que les purs se chamaillent en coqs ? Ils la ferment.
Mais là encore, je m’en fiche complètement d’être considéré bâtard, puisque je le suis.
Ya rien à faire, je ne suis pas pur race.
Ce qui me faire fumer, c’est quand on me dit que du seul fait de ma bâtardise, je vaux moins que les purs. Et bien ça, j’en avais souffert pendant mon enfance, mais depuis, en France, c’est absolument réglé. Depuis mes 16 ans, plus personne ne m’a dénigré à cause de mon impureté de race, pardon, de caractère.
Caractère, caractère, ... il faut que je m’y fasse... caractère...caractère jaune, caractère blanc.