• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


Commentaire de BEBE

sur Mohamed Ed Doura : Le courage de Charles Enderlin


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

BEBE 17 octobre 2010 00:47
La mauvaise foi de Charles Enderlin

Ces derniers jours, j’ai eu la désagréable impression d’habiter un pays du genre de la Corée du Nord ou de cette défunte RDA que j’ai bien connu naguère. L’écho médiatique massif et d’une complaisance inouïe donné au dernier livre de Charles Enderlin « Un enfant est mort » s’apparente en effet aux pratiques en vigueur dans les pires dictatures totalitaires.
Que Charles Enderlin défende son point de vue sur sa version de l’affaire dite Al Dura, objet d’une controverse qui dure maintenant depuis plus de dix ans ne me choque pas. Qu’il le fasse en calomniant bassement ceux qui mettent en doute sa version de l’enfant tué et de son père grièvement blessé par des balles israéliennes relève, hélas, d’une mauvaise foi alimentée par la mauvaise conscience. Mais c’est le jeu de la liberté d’expression dans les limites de la loi, et celle-ci ne saurait être remise en cause.
Mais ce qui est tout simplement insupportable, c’est que tous ceux qui ne sont pas d’accord avec Charles Enderlin ne sont jamais sollicités de donner leur avis. Richard Prasquier, président du CRIF, Philippe Karsenty, relaxé dans le procès en diffamation que lui avait intenté France 2, ou encore Elie Barnavi ou Pierre André Taguieff, qui se sont penchés sur la question auraient pourtant des choses intéressantes à dire sur le sujet.
Ainsi, Charles Enderlin peut tranquillement dévider ses contre vérités en répondant à des journalistes complaisants et souvent totalement ignorants du sujet qu’ils abordent. Il se présente en victime d’un complot politique de la droite israélienne et des néo-conservateurs américains visant à le décrédibiliser en raison de ses analyses du conflit proche oriental. C’est absurde quand on connaît les idées sur la question de quelques uns de ses critiques comme Elie Barnavi ou Alain Finkielkraut.
Que faire devant ce matraquage à sens unique ? Pas grand chose, hélas, sinon manifester sa désapprobation devant de telles méthodes auprès des médias qui les mettent en pratique. Et rester persuadé que la vérité finira bien, un jour, par se frayer un chemin en dépit des obstacles placés sur sa route.

Ecrit par Luc Rosenzweig

Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès