Ariane,
Mais c’est bien parce que je suis conscient d’une mauvaise pente moralisatrice que j’écris en même temps (je m’excuse de me citer moi-même, pédantisme ridicule !)
« A tous ces adeptes de la belle vie sous les tropiques, il serait facile de rappeler la fragilité de l’idéal piscine-cocktail-barbecue. Mais le moralisme à deux sous ne convainc personne et ne ressuscitera pas les défunts. Il y a plus instructif... » C’est le début du paragraphe suivant !
Sans prétendre vous faire changer de point de vue, je signale juste que mon seul but est ici de fustiger une lecture « simpliste » des événements. Alors :
- Oui, la nature reste globalement hostile. Et les sociétés humaines se sont globalement baties dans la douleur et l’adversité : l’idée du bonheur garanti par contrat ou Constitution (Etats-Unis 1776) me paraît relever d’une utopie typique des Lumières. Une belle utopie, ou peut-être une religion de substitution...
- Non, nul ne devrait par principe (c’est dangereux d’habiter là), ou par idéologie (le soleil c’est pour nous les riches) empêcher l’urbanisation d’un littoral. Rien n’empêche toutefois d’envisager SEREINEMENT le risque ou le coût [je développe cette approche à propos de la Floride / http://geographie.blog.lemonde.fr/2008/03/10/cclxxii-meme-mary-veut-sy-installer-a-tout-prix-dune-rupture-electrique-en-floride-du-rapport-entre-prix-du-courant-et-consommation/ ] à l’échelle de tout le pays.
Bonne soirée !