Tout d’abord, merci pour les commentaires sur les 8000 signes, je ne me suis pas suffisamment plongé dans la charte et je n’était même pas au courant de ce point. La prochaine fois, j’écrirai deux réactions 
Il est amusant de voir revenir le critère d’autorité en citant un professeur de philosophie des sciences, pour deux raisons :
1) je critiquais justement les références aux « maîtres » dans les sciences dans mon précédent commentaire ;
2) vous semblez prompt à dénigrer les institutions universitaires, en particulier françaises, sauf quand cela vous arrange dirait-on. Voyons, un peu de cohérence...
J’ai brièvement parcouru le CV de votre référence, car être professeur d’université ne suffit à garantir le propos, et il me semblait d’ailleurs que vous étiez un fervent partisan de ce point. Soit. Il y a aussi beaucoup d’ironie en regardant votre référence, en particulier si vous connaissiez mon propre parcours, mais sachez que ce philosophe, belge de son état, n’a pas travaillé à Montréal (par contre, il a bien rejoint la ville rose). Quant à le qualifier de spécialiste de la philosophie des sciences, j’avoue avoir toujours eu beaucoup de difficultés avec les personnes de formation unidisciplinaire (philosophie) comme Kerszberg, et s’il faut citer des philosophes belges en science, je me tournerai beaucoup plus volontiers vers des personnages comme Gérard Fourez ou Dominique Lambert (tout deux croyants...). Non seulement ces deux personnes disposent d’une solide formation physique (doctorat) et philosphie (doctorat), voire plus, mais leur littérature est beaucoup plus abordable, laissant penser qu’en philosophie, ceux qui ont le plus à dire le disent souvent de manière intelligible... Une formation scientifique poussée en marge d’une formation philosophique me semble ici un atout (d’ailleurs, n’est-ce pas votre cas ?). Je serais en tout cas très curieux de connaître l’avis de Dominique Lambert sur votre ouvrage, mais je doute de trouver les mêmes éloges.
« Quant à la quête d’unification, elle ne signifie pas théorie du tout mais correspondances entre les éléments du tout, de la physique à la société. Cela fait partie de la démarche philosophique et des échanges de savoirs. Vouloir isoler chaque discipline, c’est amputer la connaissance de manière arbitraire. Ensuite, que cette quête soit difficile je ne le nie pas »
Il y a ici des éléments intéressants, mais décidément, j’ai du mal à vous lire. Je suis d’accord que l’hyperspécialisation est peut-être un mal de la science actuelle, et le dialogue interdisciplinaire permet souvent d’explorer des voies riches qui auraient été ignorées sans cette discussion. Mais je ne vois pas de « tout » derrière. Quand vous parler des éléments du « tout », à quoi référez-vous ? Ce « tout » existe-t-il seulement ? Et par dialogue interdisciplinaire, parle-t-on seulement de disciplines scientifiques ou traite-t-on d’un dialogue plus large ?
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