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Commentaire de ffi

sur Qu'est-ce que l'Ultralibéralisme ?


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ffi ffi 12 mars 2011 04:21

En fait, le libéralisme est mal nommé. A l’époque de son invention, il l’était moins, puisqu’une conséquence de cette théorie était la dérèglementation des strictes règles économiques dans la société d’ancien régime (basée sur le protectionnisme et le monopole local du corps des artisans locaux). Il y avait donc une certaine logique à cette appellation. Aujourd’hui, vu la profusions de règlement à l’UE ou à l’OMC pour « contraindre » à la concurrence, le libéralisme n’est plus synonyme de liberté, mais de carcan réglementaire.

Le terme ultra-libéralisme marque bien ce moment où ce que l’on désignait par le terme de libéralisme n’apparait plus du tout relié à la notion de liberté.

En fait, il faut désigner la théorie d’Adam Smith par un terme qui exprime ce qu’elle est effectivement :
la concurrence entre les travailleurs crée la richesse
polemos .................. ergates ................ ploutos (en grec ancien)
soit polémoergatèploutisme.
ou encore
la concurrence dans le travail crée la richesse
polemos .................. ergon ............... ploutos (en grec ancien)
soit polémoergoploutisme.

Puisqu’il est évident qu’un système économique se voue à engendrer de la richesse, l’on peut omettre le suffixe « ploutisme ».
soit : polémoergatisme.
ou : polémoergisme.

En faisant sauter la double voyelle « oe », on obtient
ou bien polémergatisme,
ou bien polémergisme.

D’autre part, il est évident que les travailleurs sont des hommes, et donc qu’ils ne sauraient faire de séparation totale entre leur manière de travailler et leurs comportements relationnels au quotidien. Je peux donc substituer l’infixe ergon/ergatès (travail/travailleur) par andro (hommes) pour qualifier l’effet du polémergisme sur les relations sociales : polémandrisme.

La théorie économique « libérale » est donc une théorie polémandre (plaidant pour la lutte entre les hommes).

Maintenant révisons le terme que nous dénommons couramment « démocratie ».
Le système actuel (cf constitution) est basé sur l’organisation suivante :
la concurrence entre les partis pour gouverner
polemos ..................... meros ........ cratie (en grec)
Le système contemporain peut donc être désigné : polémomérocratie.

Comme il est évident qu’une institution politique concerne le gouvernement, dans ce contexte, je peux omettre le suffixe -cratie. J’obtiens donc polémomérisme.

D’autre part, il est évident que les militants des partis politiques sont des hommes, et donc qu’ils ne sauraient faire de séparations complète entre leur manière de militer et leurs comportements relationnels au quotidien. Je peux donc substituer l’infixe méros (parti) par andro (hommes) pour qualifier l’effet du polémomérisme sur les relations sociales : polémandrisme.

La théorie politique de la « démocratie libérale » est donc elle-aussi une théorie polémandre.

Il n’y a donc plus aucun doute sur la parfaite adéquation idéologique entre la révolution française et la théorie dite libérale : polémandrie en économie et polémandrie en politique.

Or, il est bien évident que dans une société polémandrique, l’enfer, c’est les autres. Cette polémandrie incessante à laquelle chacun doit faire face, provoque haine, rancoeur, jalousie, phobie, puis au bout du compte misanthropie, ce qui tend à produire une ambiance suicidaire dans la société (baisse démographique, épidémies de dépression, suicide au travail, polémiques politiciennes, déchirement des familles, etc...)

Le seul type de principe qui a rendu les sociétés prospères, dans l’histoire, fut celui où c’est non pas la misanthropie qui progresse, mais au contraire la philanthropie, la fraternité, l’amour. De ce point de vue, l’Europe chrétienne était bien mieux fondée que l’Europe libérale.


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