Déjà Mr Dugué, vous participez à continuer de répandre cette fausse vérité que nous serions en démocratie.
Si l’étymologie a du sens, démocratie signifie gouvernement du peuple. Or, il se trouve que le peuple ne gouverne pas, mais c’est le gouvernement. Le peuple, lui, il vote. Et voter, ce n’est pas gouverner.
Il faut donc dénommer notre système démolecture. Les démolections permettent de sélectionner un chef, qui agit ensuite de son propre chef au nom du peuple. Le vote n’est pas du tout équivalent à un choix de gouvernement : les citoyens n’ont pas de boules de cristal qui leur permettraient de deviner les choix du chef dans l’avenir. Les citoyens ont-il eu leur mot à dire sur les intervention en Libye, Côte-d’ivoire, sur le TCE, la vaccination H1N1, les retraites ?
D’autre part, l’arrivisme dont vous vous plaignez n’est pas une « perversion » du système, c’en est sa tare congénitale :
(Art 4 de la constitution) Les partis et groupements politiques
concourent à l’expression du suffrage
Que je réduit au mot : polémomérisme (ou agonomérisme), formé de polémos (gr : la guerre) et méros (gr : la partie). Note : je qualifie le système libéral de polémergisme, car il consiste à développer la concurrence au travail (de polémos et ergon = travail). Un nom plus complet serait « polémergoploutisme » (= la concurrence au travail crée la richesse), mais il est évident qu’un système économique se voue à créer de la richesse. J’introduit aussi le mot polémandrie (= combat entre personnes, grec andros homme).
Bref, c’est un modèle marchand (« démocratie » libérale oblige) : mise aux enchères périodiques du poste de chef, auxquelles participent les « corporations » politiques. A charge pour elles de faire valoir la qualité de leur programme-produit auprès des citoyens-clients. Elles font une publicité abondante. Les citoyens-clients, le jour fatidique, glisse le bulletin-billet dans l’urne-tirelire. C’est essentiellement un acte d’achat dans la forme.
Tout pousse donc à intégrer à la pratique politique les recettes du commerce : démagogie-flatterie, clientélisme, marketing politique, story telling, concours de beauté, de petites phrases, polémiques, etc... C’est le fonctionnement même du système qui le contraint. C’est une simple conséquence d’introduire la concurrence en politique.
De plus, à l’intérieur-même des partis, le principe est le même. Il faut élire le chef de parti (le mérarque) qui portera les couleur à l’élection suprême. Le mérarque-aspirant doit donc d’abord plaire à son peuple (peuple du parti = mérodème).
Les mérodèmes élisent les mérarques (ie : mérolecture) qui concourent ensuite aux postes d’autorité nationaux par une polémomérie générale finalisée par un vote (suffrage universel).
Bref, polémandrie parmi les mérodèmes donne des mérarques (par mérolecture polémandre), puis polémomérie (ou polémandrie de mérarques) tranchée par démolecture, ce qui produit un monarque en CDD de 5 ans renouvelable une fois. Or l’on sait que les travailleurs précaires sont plus « sensible » à la corruption. Donc...
Notre système est donc une démolecture polémomère. Ne nous plaignons donc pas de ses dérives. C’est dans ses attributs initiaux. Il donne le mieux de ce qu’il peut donner. Car il est fait dès l’origine pour porter au pouvoir ceux qui sont prêt tout pour vaincre quitte à employer toutes les ruses et les tromperies.
Ca n’a donc rien à voir avec une « perversion » de la démocratie. Il n’y a pas de démocratie, mais une autorité précaire dégagée après pugilat général.
...
mettre ensemble, constituer, commettre
mettre dehors, destituer, démettre
mettre à nouveau, restituer, remettre
mettre en avant, prostituer, promettre
...
Le système est naturellement putassier. Il sélectionne les putes et les met au gouvernement...