L’économie de l’abondance est un modèle économique1234 présent dans des secteurs la société de consommation56789101112. C’est également une projection altermondialiste qui postule que dès lors que la force de travail est abondante, avec par exemple de la robotique13 : la plupart des denrées, les marchandises, l’information et les services deviennent gratuits ou presque14. Cet état serait le résultat d’une abondance de matières premières, d’énergie, de travail,
et de capacité de traitement de l’information, généralement combinés à
des systèmes automatisés avancés capables de convertir les matières
premières en biens de consommation, rendant ainsi la fabrication des
objets courants aussi aisée qu’une copie de logiciel.
Selon Andre-Jacques Holbecq,
pour qu’une société soit qualifiée de société d’abondance, il faut
accepter que le pouvoir d’achat conditionne la prospérité, que la
demande conditionne la production et la croissance, et non l’inverse. Ce
qui demande bien sur une évolution de la vision économique15. Par ailleurs Roberto Verzola a démontré que même avec une demande donnée, des ressources données, une relative abondance économique est possible16.
Le terme implique généralement une production suffisamment
automatisée pour qu’aucun labeur humain ne soit nécessaire. Même si il
est souvent admis que les travaux créatifs (artistes, chercheurs) et
tertiaires disposeraient de nombreux volontaires, des systèmes
informatiques ont également les capacités de faire ces travaux, à titre
d’exemple les robots sociaux17, et les acteurs virtuels1819, l’intelligence artificielle20. C’est pourquoi dans une économie de l’abondance les êtres humains seront libres de s’occuper selon leurs propres motivations.
David Autor, (professeur en économie au Massachusetts Institute of Technology)
a redémontré que la classe moyenne disparaît en grande partie parce que
la technologie a rendu des compétences de la classe moyenne obsolètes21,22,23.
Enfin Jamais Cascio, tenant compte du point culminant du progrès technologique connu actuellement (la singularité technologique), a déterminé trois modèles d’économie possibles24. De ses propositions il choisit une allocation universelle garantie ( ou Basic income guarantee) dans une économie de l’abondance.
« Les robots ont volé mon travail ! : Vous pensez ne pas pouvoir être remplacé par une machine ? Détrompez-vous25.
Les robots sont de plus en plus adroits, capables de faire un nombre
croissant de tâches exigeant de la précision et de la force, et les systèmes informatiques sont de plus en plus intelligents, capables de s’attaquer aux emplois nécessitant des compétences de reconnaissance26,27,28 et de créativité29,30,31.
Le travail des êtres humains est encore moins cher, pour le moment,
mais cette avancée technologique exerce une pression pour la baisse des
salaires - et la vieille règle selon laquelle les nouvelles technologies
ouvrent de nouveaux domaines de travail à l’homme ne sera pas toujours
vraie. Des machines plus intelligentes, et plus capables prendront également ces emplois. »
Aux États Unis d’Amérique, le DARPA,
et quatre agences gouvernementales : le National Institutes of Health,
le United States Department of Agriculture, le National Science
Foundation, et le Department of Homeland Security, lancent la révolution
robotique et vont mettre de robots pour tous les travaux, dans les
hôpitaux, remplaçant les chirurgiens, ou les docteurs, les agriculteurs,
les ouvriers, les gardiens, etc32,33,34,35,36,37. Avec des grandes entreprises comme iRobot, Google et Willow garage38,39. Sander Olson dit 40"la
robotique connaît une nouvelle vague de financement des gouvernements
et de sources commerciales. Ce n’est qu’une question de temps avant que
les robots deviennent omniprésents, et les pays ne veulent pas passer à
côté de la révolution à venir. Nous assistons donc à des programmes de
robotique qui se multiplient dans les États-Unis, en Europe et en Asie".
En Europe, EADS ( Impression 3D, ... ), des grandes entreprises, la division Mechatronics du Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt e.V. (DLR)41, Symop42, et des projets Européen comme AMARSi43
En Asie, en Chine44,45,46, au japon, des robots sociaux et des réplicants pour le spectacle47, pour le travail de service48 : la vente, l’accueil, le secrétariat ; et dans les hôpitaux49, des exosquelettes50, et des robots sociaux pour, par exemple, tenir compagnie aux personnes âgées ou malades.
L’un des principes de tout modèle économique : il faut des consommateurs pour consommer.