Pour ceux que ça intéresse ou qui veulent faire de la bronzette sur Paris il y a aussi des choses prévues :
Dans le cadre du FRAP 2011
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JEUDI 26 MAI 2011 –
Action Directe contre le Capitalisme, 9h00 pétante Place de la Rotonde,
Métro Stalingrad (pour ceux qui ont de l’énergie à revendre)
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jeudi 26 mai - Débat « Enjeux et Résistances face au G8 » à la Petite Roquette (6 Rue Saint Maur, Paris 11e)
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vendredi 27 mai - parades anti‐g8 dans la joie et la désobéissance, 18h métro Belleville, jusqu’à Gambetta
[Rendez-vous publié sur Démosphère]
Caméras, vigiles, restriction globale des libertés, vous en avez assez
? Ras‐le bol des contrôles au faciès, de la discrimination en raison de
votre origine, de votre culture, de votre sexe ou de votre religion ?
Fatigué‐e‐s d’être incité‐e‐s à vous méfier de votre voisin‐e ?
Irrité‐e‐s de manger des aliments génétiquement modifiés remplis de
pesticides, plastifiés et irradiés ? Lassé‐e‐s des stupidités que la
télévision vend à votre « temps de cerveau disponible » ? Ennuyé‐e‐s de
la grisaille quotidienne et de la dictature publicitaire qui enlaidit
nos villes ? Marre d’enchaîner les contrats précaires, de devoir
accepter des horaires décousus et imposés, de travailler le dimanche,
tout en devant s’estimer heureux d’avoir « la chance de travailler »
pour un salaire de misère ? Dégouté‐e‐s de la double peine subie par les
chômeurs/ses, non seulement exclu‐e‐s socialement et économiquement,
mais aussi accusé‐e‐s de profiter du travail de « la France qui se lève
tôt » ?
Ces violences quotidiennes relèvent d’une logique commune : la
marchandisation et le contrôle de tous les aspects de notre vie au
profit de quelques un‐e‐s.
Au Nord comme au Sud, nos vies ne sont pas des marchandises
Le G8 et le G20, groupes autoproclamés des pays les plus puissants du
monde, prétendent désormais « sauver » et « moraliser » capitalisme,
alors même que ce sont eux qui organisent cette logique immorale.
Les Etats ont dépensé des milliards des banques et pour voler au secours des grandes entreprises depuis la crise de 2008.
Cette crise financière a conduit certains d’entre eux à des niveaux
exorbitants d’endettement. Sous la pression des institutions financières
internationales (FMI, Banque Mondiale, Banque européenne), les Etats
soumettent alors leurs populations à des plans d’austérité drastiques.
Une politique d’austérité publique comme remède à une crise financière
privée ! Résultat ? Coupes budgétaires, démantèlement des services
publics (éducation, santé...), privatisation des biens communs... et
répression des populations quand elles s’y opposent, comme en Grèce par
exemple. Dans tous les cas, les peuples payent le prix fort de la crise
du capitalisme !
Ces plans d’austérité sont la réplique exacte des plans d’ajustement
structurel imposés à de nombreux pays du Sud depuis plusieurs décennies.
La situation socio‐économique de ces pays est pourtant la preuve de
leur inefficacité. Rappelons simplement que plus de 1,2 milliard de
personnes vivent avec moins de deux dollars par jour, dont 70% de
femmes.
Les pays pauvres sont également très endettés sans jamais que ces
emprunts profitent aux populations (corruption, armement,
détournements). Les pays du G8, actionnaires majoritaires des
institutions financières internationales et de l’économie mondiale, sont
à ce titre largement responsables de la situation d’endettement des
pays du Sud.
Et pourtant les pays du G8 prétendent à longueur de sommets prendre
des « engagements » pour les pays pauvres et tout particulièrement pour
l’Afrique. Ces engagements ne sont jamais respectés. Qu’avons‐nous
d’ailleurs à attendre des pays du G8 dont la prospérité est basée, entre
autres, sur le pillage des ressources des pays pauvres et
l’autorisation de l’évasion fiscale pour leurs entreprises (125
milliards de dollars par an échappent ainsi aux pays du Sud) ? Mais
rassurez vous, Nicolas Sarkozy l’a dit : « les paradis fiscaux c’est
fini ! »
Ni impérialisme, ni « guerres humanitaires » !
Le printemps arabe a révélé au grand jour l’hypocrisie de nombreux
pays du G8 qui ont soutenu aveuglement les dictatures en Lybie, en
Tunisie, en Egypte et ailleurs. Rappelez‐vous le gouvernement français
proposait « le savoir faire de nos forces de sécurité » à Ben Ali.
Pendant ce temps, il est prévu au G8 de « renforcer le contrôle sur
internet » qui a pourtant contribué à la chute des « dictatures amies ».
Mais à la faveur des soulèvements populaires, l’impérialisme retourne
sa veste au nom de la « guerre humanitaire », concept déjà largement
utilisé en Irak et en Afghanistan et maintenant en Lybie. N’est‐il pas
étrange que trois pays du G8 entrent en guerre contre Kadhafi alors que
celui‐ci était encore accueilli à bras ouverts en 2007 dans les jardins
de la république ? Les insurgés libyens sont maintenant menacés d’être
les débiteurs de puissances qui ne se sont jamais souciées de leur
liberté mais quel en sera le prix ? Un accès privilégié aux ressources
du pays ? Allez savoir !
Le G8 ne considère en définitive le reste du monde qu’en termes de
risques ! La présidence française du G8 a ainsi décidé de lier
immigration et lutte contre le terrorisme de manière à alimenter la peur
de l’insécurité et des migrant‐e‐s et de justifier ainsi des politiques
violatrices des droits fondamentaux. Les rafles quotidiennes de la «
machine à expulser » européenne s’accompagnent de l’externalisation du
contrôle des frontières en échange d’un peu d’aide au développement.
Ainsi la Libye, attaquée aujourd’hui, a été financée par l’Union
Européenne pour gérer ses frontières extérieures.
Dans le contexte des révolutions arabes, l’épouvantail d’une invasion
migratoire a été brandi par un certain nombre de pays européens. On
exploite la peur à des fins politiques mais on rassure dans le même
temps le patronat pour lequel les travailleurs/ses migrant‐e‐s
représentent une opportune main d’œuvre corvéable à merci. Ce ne sont
pas les peuples qui traversent les frontières mais les frontières qui
traversent les peuples !
Alors que le G8 se réunira à Deauville les 26 et 27 mai,
indignons‐nous face aux dégâts culturels, sociaux, environnementaux et
économiques du capitalisme, révoltons‐nous contre les Etats policiers
qui protègent ce système, résistons à la marchandisation et
réapproprions‐nous nos vies et la rue !
Plus d’informations sur les mobilisations pendant et après le G8 sur :
http://nog2011.noblogs.org ou par
mail à infoparis_nog2011_fr@riseup.net
Source : http://www.demosphere.eu/node/24029
Source : message reçu le 29 avril 13h
Source : http://frap.samizdat.net/