L’article est intéressant, mais on écrit Monsanto.
Pour répondre à la question : au profit de qui les transnationales mettent-elle le vivant en coupe réglée ?
La réponse est à leur profit, bien entendu. Mais qu’on ne s’y trompe pas : en soi ce nest pas critiquable. Que les compagnies essayent de faire du profit est normal. Ce qui ne l’est pas, c’est quand les pouvoirs publics sont poussés à prendre des décisions à la suite d’expertises faussées.
Exemples parmi tant d’autres :
1) Pour que la FDA se prononce sur l’inocuité de l’hormone de croissance de Monsanto (rBGH), cette dernière a dû présenter une étude scientifique sur ce sujet. Margaret Miller, une chercheuse de Monsanto, a rédigé ce rapport. Peu de temps avant la transmission de ce travail à la FDA, Margaret Miller a quitté Monsanto et a été embauchée par la FDA. Là, son premier travail a été d’évaluer le travail qu’elle-même avait fait. En résumé : Monsanto approuvait son propre rapport.
2) Le président de la Commission du Génie Biomoléculaire, Axel Kahn, a présenté un rapport orienté favorable à la culture des OGM en 1997. Quelque mois après il est salarié par Rhône-Poulenc (qui développait des OGM) pendant deux ans, tout en conservant son activité et son salaire à l’INSERM.
Dans les deux cas, les politiques n’ont pas engagé de pousuites et ne se sont pas préoccupés des problèmes de conflit d’intérêt.