Ce n’est pas le système social qui coûte « très » cher, mais les parts que nécessitent les acteurs de la classe économique supérieure.
Autrement dit. Il est préférable, dans une logique financière néolibérale, d’inciter à ce que l’Etat intervienne de moins en moins, et de laisser l’idéologie du marché faire son affaire. Même sur tous les services qui soient. De l’industrie du yahourt à la couverture sociale des populations, en passant par l’Armée, les transports, l’eau, etc.
Les économistes libéraux assèneront toujours que l’Etat est incapable de gérer des dépenses publiques trop couteuses à une économie dans un système ouvert, globalisé. Cette idéologie là, vient de l’Ecole de Chicago, des M. Friedman et V. Hayek, ceux qui ont contribué à appliquer la loi du marché tout puissant au Chili et en Argentine en installant des dictatures militaires au détriment de la démocratie demandée par le peuple. Les crises économiques n’en sont pas les causes, mais les conséquences. Partout où cette logique s’est appliquée, (dans le Tiers-Monde et en Amérique du Sud, en Russie après 1991), l’Etat a été démantelé au bénéfice des riches. A un tel point que l’inflation était de 375% par an au Chili juste après le coup d’Etat de Pinochet pendant que des financiers faisaient fortune.
Une militante, (Naomi Klein) nomme cela la stratégie du choc, car c’est une stratégie qui se reproduit en permanence. Et fait remonter ce processus aux années 1950.
Je vous laisse regarder ce lien, car c’est en lien avec le fil conducteur de mon article :
http://www.youtube.com/watch?v=MKeiChMRWTU.
Les élites ont dépossédé la sécurité sociale de sa marge de manoeuvre au bénéfice des marchés financiers et se sert de l’argument de la non-efficacité pour privatiser en retour encore plus. Mais lorsque la santé est privée, seuls les riches peuvent s’assurer contre des prix ou cotisations prohibitives. A côté de cela, nous avons des dirigeants d’entreprises qui défiscalisent leurs revenus et qui ne payent pas l’impôt à hauteur de ce que la majorité paye. A un tel point, que si l’Etat percevait ces sommes, il récupèrerait des dizaines de milliards d’euros qui pourrait rembourser et alimenter les comptes des services publics.
Mais l’idéologie libérale assène que l’homme est trop vertueux pour utiliser à bon escient le service public, que l’Etat porte atteinte aux libertés fondamentales (des riches), et qu’il faut confier ces prérogatives au privé (à ceux qui théorisent le libéralisme...)
Vous pensez que demander cent euros de caf, ou quatre-cent euro de RMI-RSA, et le « donner » à cinq millions de personnes victimes du marché (car elles le sont, le gouvernement européen préfère limiter l’inflation, que lutter contre le chômage) de l’emploi distendu, cela coûte plus cher que de légaliser la fuite de capitaux potentiellement publics (sommes d’impôts) vers les paradis fiscaux et les poches des actionnaires ?
Ce ne sont pas les assurés sociaux qui coûtent cher, mais les oligarques qui gouvernent.